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Vers une nouvelle hausse du compte d'électricité ?

TVA Nouvelles

Agence QMI

 

Hydro-Québec a publié un avis public sans tambour ni trompette en fin de semaine dans lequel la société d'État annonce vouloir obtenir un rendement de 9,2 % sur ses capitaux propres.

L'an dernier, la Régie de l'énergie avait autorisé un rendement de 6,3 %. Hydro-Québec demande cette fois à la Régie de hausser ce rendement à 9,2 %. Un tel taux se traduirait par une augmentation de 260 millions $ par année pour les consommateurs québécois.

«Ces 3 % se transposent, à peu près, à 2,6 % d'augmentation dans les tarifs, ce qui veut dire 260 millions de plus par année que les consommateurs devront payer à Hydro-Québec», explique Luc Boulanger, directeur exécutif de l'Association québécoise des consommateurs industriels d'électricité.

La Régie acceptera-t-elle de hausser de nouveau la facture des Québécois ? Jean-François Blain, un analyste indépendant, croit que oui.

«Les régisseurs sont nommés par l'actionnaire du plus gros distributeur qui vient demander d'autoriser les augmentations de tarifs devant eux, dit M. Blain. On a un problème de trio incestueux.»

Au cours des dernières années, Hydro-Québec a profité de la baisse des taux d'intérêt sur les marchés financiers. Elle a surestimé ses dépenses et elle a sous-estimé ses revenus. Tant et si bien qu'Hydro-Québec a perçu près d'un milliard de plus auprès des consommateurs que ce qui avait été autorisé par la Régie de l'énergie

«On parle de 900 millions de trop-perçus jusqu’à maintenant, dans les cinq dernières années», mentionne M. Boulanger.

Jean-François Blain estime que dans la situation de monopole comme celle d'Hydro-Québec, il s'agit d'un taux de rendement nettement exagéré.