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Les éoliennes coûtent un milliard aux Québécois

TVA Nouvelles

Les éoliennes ont beau être élégantes, mais au pays de la grande hydraulique et des surplus, elles coûtent cher.

L'Institut économique de Montréal a fait ses calculs. Les tarifs d'électricité ont augmenté de 2,4% l'an dernier et le gouvernement vient de dégeler le tarif patrimonial. Sans l'éolien, soit il n'y aurait pas eu d'augmentation de tarifs, soit elle aurait été inférieure à ce que l'on connaît.

«À l'heure actuelle, l'augmentation de la facture électrique des Québécois s'explique essentiellement par les nouveaux achats d'électricité, donc essentiellement l'éolien, la biomasse, les petites centrales et, il faut bien le comprendre, c'est de l'énergie dont on n'a pas besoin», explique Youri Chassin, économiste à l'Institut économique de Montréal.

Pour l'Institut économique, il est clair que l'industrie reçoit une subvention implicite de 700 millions de dollars par année, payée par tous les consommateurs québécois à même leur facture d'électricité.

Et l'Institut ne tient pas compte des 800 mégawatts annoncés récemment par la première ministre et qui viennent s'ajouter aux 3000 mégawatts déjà construits ou en voie de l'être.

(archives, Agence QMI)

Pour faire la comparaison, l'Institut a pris en compte tous les coûts, y compris les pertes sur les réseaux. Il évalue à 14 cents le coût du kilowattheure produit par les parcs éoliens, contre 5,5 cents pour celui des centrales d'Hydro-Québec.

«Pendant que les Québécois consomment de l'électricité chère, l'électricité qui est produite à bas prix par Hydro-Québec, elle est exportée, estime M. Chassin. Alors, notre plan patrimonial en ce moment profite davantage aux Américains qu'aux Québécois.»

Si on ajoute aux éoliennes plus coûteuses les usines d'électricité de biomasse de l'industrie forestière, les petites centrales, l'usine de TransCanada de Bécancour, c'est un milliard de dollars par année qui s'ajoute à la facture des consommateurs québécois et des clients d'Hydro-Québec. Pourtant, la société d'État n'a pas besoin de ce surplus énergétique.

D'après un reportage de Michel Morin