/regional/centreduquebec

Furieux, le maire Goulet nie les allégations

Jean-François Desbiens

La Ville de Granby et son maire, Richard Goulet, ont fait le point en fin d'avant-midi au sujet des rumeurs selon lesquelles lui et son équipe politique feraient l'objet d'une enquête de la part de l'Unité permanente anticorruption.

Selon ce que rapporte le quotidien La Voix de l'Est, l'UPAC soupçonne le maire et certains conseillers d'avoir eu recours à un système de prête-noms pour soutenir leur campagne en novembre 2009.

«Le Directeur général des élections a enquêté et scruté mes dépenses électorales et mon mode financement à l'époque; je leur ai fourni tous les documents qu'ils m'ont demandés et je n'ai eu aucune nouvelle depuis quatre ans», a déclaré Richard Goulet.

Toujours selon l'article de ce matin, des policiers de l'Escouade Marteau de la Sûreté du Québec se seraient rendus à l'hôtel de ville l'automne dernier, puis dans les dernières semaines afin d'y rencontrer le maire et d'autres élus, une information qu'il a niée catégoriquement: «Je n'ai jamais rencontré de policier, et si je suis sous enquête ou si la Ville l'est, qu'on nous le dise et nous allons leur offrir notre entière collaboration!»

«II n'y a pas eu de financement électoral occulte à Granby. Et j'ajoute qu'aucune firme de génie-conseil ou entrepreneur en construction n'a obtenu de contrat ou d'informations privilégiées visant des appels d'offres afin d'être favorisés dans leur soumission», jure le maire Goulet.

«Oui, mon gendre par alliance, Kevin Hickey, est ingénieur à la firme Teknika HBA, qui a réalisé des contrats pour la ville; oui, il a contribué à ma caisse électorale. Je ne considère pas cela anormal!»

Le 19 octobre dernier, deux enquêteurs-analystes de l'UPAC ont effectivement rencontré les membres de la direction des finances et de la ville. Selon le maire, c'était pour comprendre comment dans les villes comme Granby et autres, le système d'appels d'offres et d'octrois de contrats fonctionne. Ils ont clairement indiqué que ce n'était pas pour des fins d'enquête: «Cette rencontre, je n'y ai pas participé. Mais je vais vous fournir le rapport dans lequel les enquêteurs ne tarissent pas d'éloges sur la manière dont on administre nos dossiers», affirmé le maire, en brandissant ledit rapport.

Pour Richard Goulet, il s'agit d'une attaque personnelle et gratuite à son endroit à quatre mois des élections municipales: «Bien des gens souhaitent me voir perdre les élections, c'est de notoriété publique.»