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Une première mairesse à Laval?

Claude-André Mayrand

La conseillère Martine Beaugrand serait la seule élue de la Ville de Laval à démontrer de l'intérêt pour le poste de maire par intérim dans la foulée de la démission d'Alexandre Duplessis qui occupait ces fonctions depuis novembre dernier.

C'est ce qu'a affirmé à L'Écho de Laval le vice-président du comité exécutif, Basile Angelopoulos, à la sortie d'une séance extraordinaire du conseil municipal visant à enclencher les procédures en vue du choix d'un nouveau maire intérimaire qui dirigerait la Ville jusqu'aux élections de novembre prochain.

L'ex-maire Duplessis a mis fin à son court règne, vendredi, à la suite d'allégations nébuleuses selon lesquelles il aurait requis les services d'une escorte à la mi-juin.

«Il y a une seule candidate qui a démontré de l'intérêt jusqu'à maintenant et il semble y avoir un bon consensus autour de la table», a déclaré M. Angelopoulos samedi soir.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

La principale intéressée n'a pas nié la chose lorsqu'elle a quitté les lieux après la rencontre du conseil tenue à huis clos.

Martine Beaugrand est la conseillère municipale de Fabreville depuis 2009. Elle deviendrait la première femme à occuper le rôle de premier magistrat de la Ville.

Elle est une des seules élues lavalloises à ne pas avoir été mentionnée à la commission Charbonneau lors du témoignage de l'avocat officiel du PRO des Lavallois, Me Jean Bertrand. Ce dernier a parlé devant la commission du financement de l'ex-parti et du système de prête-nom qui avait été mis en place.

La période de candidature sera ouverte le mercredi 3 juillet de 8h30 à 16h30 pour les conseillers municipaux intéressés au poste de maire intérimaire.

Si plusieurs candidatures sont déposées, le conseil municipal sera appelé à voter à la suite d'une présentation des candidats.

S'il n'y a qu'une seule candidature, on procédera à l'élection par acclamation.

Duplessis: une bonne décision

Basile Angelopoulos a également affirmé que la décision de l'ex-maire Alexandre Duplessis de remettre sa démission avait été la bonne.

«Nous avons pris acte de sa décision et acceptons les raisons qu'il a évoquées, et c'était la seule décision qu'il pouvait prendre», a dit M. Angelopoulos.

Même son de cloche du côté du conseiller de Sainte-Rose, Denis Robillard.

«La Ville n'avait pas besoin de ça et on doit maintenant passer aux choses sérieuses que sont la gestion et l'administration de la Ville de façon responsable», a-t-il confié.

Celui qui est conseiller municipal depuis 2001 n'a pas hésité à qualifier d'irresponsable l'attitude d'Alexandre Duplessis.

«Quand on est un homme public, on a une responsabilité et c'est un gros manque de jugement de sa part», a-t-il conclu, s'avouant ébranlé pour la famille d'Alexandre Duplessis.

Le maire par intérim démissionnaire a retourné sa voiture de service, son téléphone cellulaire, son ordinateur portable et sa carte magnétique à l'hôtel de ville samedi.

M. Duplessis avait succédé à Gilles Vaillancourt qui était maire de Laval depuis 1989 et qui a remis sa démission en novembre 2012 dans la foulée d'allégations faites devant la commission Charbonneau.

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