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Louise Harel renonce à la mairie

Ewan Sauves

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, jette l'éponge. Elle ne briguera pas la mairie de Montréal en novembre prochain et cède plutôt sa place à l'économiste Marcel Côté.

Elle va toutefois rester chef de son parti. Elle a d'ailleurs rencontré les élus de son parti, tôt mardi matin, pour leur en faire l'annonce.

«J'entends poursuivre le combat pour ma ville au sein d'une coalition rassemblant les forces vives montréalaises de toutes origines, de toutes appartenances politiques, linguistiques et géographiques, dirigée par Marcel Côté, a déclaré Louise Harel.

C'est donc Marcel Côté qui affrontera Denis Coderre, Richard Bergeron et Mélanie Joly aux élections municipales, dans quatre mois.

Percer dans l'ouest de Montréal

Selon Mme Harel, il est «certain et évident» que Marcel Côté aura la capacité de rallier l'est et l'ouest de Montréal. Louise Harel a toujours de la difficulté à séduire les électeurs anglophones.

«Je pense bien que c'était un secret de polichinelle, a dit Louise Harel. J'avais quelques difficultés à percer dans l'ouest de la ville.»
Des candidats seront présentés au cours des prochaines semaines sur l'ensemble du territoire montréalais et ils pourraient provenir d'Union Montréal, a-t-elle ajouté.

Louise Harel a également indiqué n'avoir «rien négocié personnellement». «J'ai plus d'ambition pour ma ville que pour moi-même quand même, a-t-elle dit. C'est le fruit d'une réflexion partagée.»

Poste de conseillère

Mme Harel ne prend toutefois pas sa retraite et ne compte pas se retirer de la vie politique de sitôt. En vue des élections de novembre, elle jouera un «rôle de premier plan» et fera campagne pour un poste de conseillère dans l'arrondissement de Ville-Marie, dans le district de Sainte-Marie.

Selon la chef, il faut absolument continuer le travail de la coalition après novembre. Elle a vanté les mérites de l'administration qui gouverne la métropole depuis la démission de Gérald Tremblay.

«La relance de Montréal exige une mise en commun des talents et des compétences, a-t-elle soutenu. La coalition, c'est faire de la politique autrement et penser d'abord à Montréal».

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulaient quant à une alliance Harel-Côté.

Marcel Côté, économiste et co-fondateur de la firme internationale de conseil en stratégie et management SECOR, avait lancé un appel à l'unité aux élus de Vision Montréal en juin, les invitant à se ranger derrière lui et à former une grande coalition. Cette demande semble avoir trouvé preneur.
M. Côté tiendra un point de presse mercredi son lancement officiel dans la course.

Marcel Côté : candidat idéal

Pour les élus de Vision Montréal, Marcel Côté est le candidat idéal pour mener la coalition au pouvoir. Ils ont accueilli cette annonce avec «beaucoup d'enthousiasme», disaient plusieurs d'entre eux mardi.

«M. Côté s'intéresse à Montréal depuis plusieurs années. Il croit en la coalition et je pense qu'il va amener avec lui autant les libéraux, autant les péquistes... toutes les grandes familles politiques», a affirmé Réal Ménard, maire de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Selon Véronique Fournier, vice-présidente de la Commission sur les finances et l'administration, les Montréalais sont «fatigués de la partisanerie et des partis uniques».

«On a été très actifs dans la coalition et l'idée est de savoir comment on peut rassembler toutes les forces», a-t-elle ajouté