/regional/montreal

Les fonctionnaires de Saint-Jean-sur-Richelieu de retour au travail

Sébastien Lippé

La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu réintègrera les deux fonctionnaires accusés par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), bien que la promesse de ne pas communiquer directement ou indirectement avec certaines personnes n'ait pas été levée.

Le retour au travail de Thierry Garcia et Jacques Vallières est dans l'air depuis plusieurs mois. Le conseil municipal avait stipulé en décembre dernier, à la suite d'enquêtes internes, de réintégrer les deux travailleurs, puisque les résultats de ces enquêtes ne démontraient aucune fraude, abus de confiance ou corruption.

Les deux travailleurs ont été suspendus avec solde en juillet 2012. Le conseil avait toutefois émis une condition, que la promesse faite par un agent de la paix de ne pas communiquer directement ou indirectement avec certaines personnes soit levée.

Mardi, le conseil a voté pour le retour au travail de ces deux hommes à l'intérieur de leur champ respectif. Les tâches qui seront confiées aux employés ne devront pas compromettre la promesse qu'ils ont faite.

Jacques Vallières était responsable du Service des achats, et réintègre le Service des finances, alors que Thierry Garcia, ingénieur du Service des infrastructures, retourne également occuper des fonctions au sein du Service.

Des enquêtes sérieuses

Le maire suppléant au conseil, Yvan Berthelot, a tenu à expliquer les motifs de réintégration des deux travailleurs au sein de la fonction publique.

La Ville, a-t-il dit, a mené une enquête sérieuse avec des ressources crédibles.

«Nous avons mandaté des enquêteurs experts, a dit le maire suppléant. Lorsqu'une personne traverse 30 ou 35 ans de service à la Sûreté du Québec, ce n'est pas un amateur. Après analyse du dossier, la décision a été prise d'affecter ces personnes à des tâches différentes.»

Il en coûte environ 200 000$ annuellement aux contribuables pour maintenir la suspension des travailleurs avec solde, a fait remarquer M. Berthelot.

Des conseillers s'opposent

Trois conseillers de la Ville se sont opposés au retour au travail des deux hommes. Les conseillers Alain Laplante et Justin Bessette ont déploré le fait de ne pas avoir eu entre les mains les résultats écrits de l'enquête, ni la divulgation de la preuve de l'UPAC avant de voter.

Le troisième conseiller, Philippe Lasnier, a rappelé à tous que les deux hommes sont innocents jusqu'à preuve du contraire, mais s'est dit mal à l'aise avec un retour au travail des deux hommes à ce stade-ci des procédures juridiques les entourant.