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Automobile : la location à long terme redevient populaire

TVA Nouvelles

En 2010-2011, environ 15 % des véhicules neufs au Canada étaient loués, comparativement à 7,1 % en 2009. La location serait-elle redevenue avantageuse pour les consommateurs ?

Il fut une époque (en 2005-2007) où plus de 40 % des véhicules neufs au Canada était loués. La récession de 2008-2009 a presque tué le marché : les manufacturiers d'automobiles ne pouvaient plus trouver de bailleurs de fonds pour leurs baux. Avec des taux d’intérêt très faibles, l’achat semblait plus avantageux.

Le consommateur, aujourd'hui, aura le réflexe de comparer les mensualités d’une location à celles du financement pour un achat, surtout quand une BMW louée devient aussi abordable qu'une Honda Accord.

«La question à se poser, en fait, c’est : "Est-ce que je veux changer souvent d’auto ? "», affirme George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes. «Acheter tous les quatre ans un nouveau bien qui peut durer 15 ans, c’est plus cher que le louer.»

«Souvent, les gens vont comparer les paiements mensuels au lieu de comparer le coût global. Ce qu’il faut compter, c’est ce que ça va coûter jusqu’au bout», conseille Hugues Drouin, c.a., professeur au Cégep Beauce-Appalaches.

Dans son cours Gestion financière personnelle, il a coutume de faire travailler les étudiants sur le thème «Vaut-il mieux louer ou acheter sa voiture ?»

Avantages et inconvénients

Les mensualités d'une location sont moins élevées que celles du prêt-auto. De plus, le locataire n'assume pas toute la dépréciation du véhicule : il le rend à la fin du bail sans se soucier de sa valeur marchande.

En revanche, le locataire doit remettre le véhicule non dans un état neuf, mais avec une usure «normale».

«Par exemple, des voitures ont les pare-chocs peints, indique George Iny. Le parechoc ne va pas résister à un choc; il protège la voiture, mais il ne se protège pas lui-même. Il faut donc repeindre le parechoc après trois ou quatre ans.» Ce qui peut coûter 500 ou 600 $.

Le locataire doit aussi assumer la dépréciation provoquée par un kilométrage excédentaire (au-delà de 24 000 kilomètres par année, règle générale).

Pour éviter un conflit avec le concessionnaire sur l’usure «normale» d’un véhicule qui a roulé sa bosse pendant quatre ans (la durée habituelle d’une location), l’Association pour la protection des automobilistes suggère au locataire de faire évaluer le véhicule par un tiers avant la fin du bail.

D’autres aspects doivent être pris en compte. «On ne devrait jamais louer pour une période plus longue que la garantie sur l’automobile, professe Hugues Drouin. Si vous prenez une location de quatre ans et que la garantie est de trois ans, c’est vous qui assumez les bris pendant la dernière année.»

Pour changer de voiture avant la fin du bail sans payer de pénalités, une astuce : transférez le bail grâce à un intermédiaire comme LeaseBusters.com.