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Guy Chevrette et Gilles Beaulieu en cour

TVA Nouvelles

L'ancien ministre Guy Chevrette et son ami Gilles Beaulieu sont en Cour supérieure pour réclamer le droit de contre-interroger Gilles Cloutier à la commission Charbonneau.

Cloutier, ancien développeur des affaires pour la firme de génie-conseil Roche avait affirmé en mai dernier à la commission Charbonneau que Gilles Beaulieu, un ami de l'ancien ministre péquiste des Transports, l'avait approché pour lui signifier qu'il pouvait le mettre en contact avec Guy Chevrette afin de parler affaires.

Cloutier avait aussi soutenu que pour accéder au ministre Chevrette et pour que la firme Roche obtienne sa part du gâteau dans un contrat de construction de route à Saint-Donat, Beaulieu lui avait expliqué que la compagnie devrait verser 100 000$ au ministre Chevrette et à son équipe.

Cloutier avait dit avoir remis directement 25 000$ de la somme versée comptant à M. Beaulieu, mais n'avoir jamais su comment les 75 000$ restants seraient distribués.

«Moi, je trouve ça indigne de la commission», avait à l'époque révélé M. Chevrette à Paul Larocque, en entrevue dans les studios de TVA.

Or, la crédibilité de Gilles Cloutier avait été sérieusement entachée lors de son interrogatoire à la commission Charbonneau.

En effet, questionné à ce sujet, Cloutier avait lui-même admis avoir menti au sujet d'une propriété à Pointe-au-Pic dont il se disait propriétaire alors que ce n'était pas le cas.

À ce moment du témoignage, les avocats de Guy Chevrette et de Gilles Beaulieu avaient demandé le droit de contre-interroger Gilles Cloutier, ce que la juge Charbonneau leur avait refusé.

Retour en cour

Ils étaient donc de retour lundi au palais de justice de Montréal afin de faire renverser cette décision par la Cour supérieure.

Chevrette et Beaulieu estiment que le contre-interrogatoire leur permettrait de laver leur réputation et de rétablir les faits.

Leur requête est selon eux justifiée par un «déni flagrant et important de l'équité procédurale».

«C'est une grave atteinte à la réputation. La réputation est un droit fondamental qui est préservé et toute personne tient à sa réputaiton, c'est pour ça que c'est un droit fondamental», comme l'a dit Me Jean Lozeau, avocat de Gilles Beaulieu.

Les avocats de la commission appellent, quant à eux, la cour à la prudence, rappelant que Me Estelle Tremblay, avocate du PQ avait à l'époque mené «un contre-interrogatoire rigoureux» et que cette ingérence pourrait court-circuiter le «travail des commissaires».

Les avocats de la commission poursuivent leur plaidoyer aujourd'hui. La décision de la Cour supérieure risque peu d'être rendue aujourd'hui, mais certainement dans les prochains jours.

Par ailleurs, le témoignage de Guy Chevrette devant la juge Charbonneau a été confirmé, bien qu'on ne sache pas encore à quel moment celui-ci sera mené.

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