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Les menaces d'usage de la force «restent réelles»

TVA Nouvelles

La possible intervention militaire américaine en Syrie demeure «réelle», a soutenu le secrétaire d'État américain John Kerry dimanche, au lendemain d'un accord signé à Genève.

«Ne vous trompez pas, nous n'avons évacué aucune option. Des armes de destruction massive ont été utilisées par un État contre son propre peuple, c'est un crime contre l'humanité, et cela ne peut être toléré», a maintenu Kerry, accusant le régime de Bachar al-Assad d'avoir mené une attaque à l'arme chimique le 21 août dans la banlieue de Damas.

Il décrit l'accord comme «un cadre et non un accord final», mais qui a «l'entière capacité d'éliminer toutes les armes chimiques de Syrie».

La Syrie satisfaite

L'accord américano-russe conclu hier satisfait cependant la Syrie qui souhaite une solution politique à la crise.

«La Syrie a toujours considéré qu'un bon accord est un accord où chacun peut se déclarer satisfait. C'est le cas avec l'accord de Genève», a soutenu un haut responsable à Damas.

«Ceux qui refusent l'initiative sont [les sénateurs américains] John McCain, Lyndsey Graham, Israël, le gouvernement turc et Bandar. C'est le même groupe qui depuis le premier jour cherche à détruire la Syrie alors que la Russie, la Chine et le gouvernement syrien veulent une solution politique», a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov, ont annoncé hier l'accord fixe des échéances précises au régime syrien: Damas a une semaine pour présenter une liste de ses armes chimiques, et celles-ci doivent être enlevées et détruites d'ici la fin du premier semestre 2014.

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