/finance/homepage

Des fonctionnaires québécois crient à l’injustice salariale

TVA Nouvelles

Les professionnels à l’emploi du gouvernement du Québec estiment qu’ils sont traités injustement par leur employeur, lorsqu’ils comparent leurs conditions salariales à celles offertes par le gouvernement fédéral.

S’appuyant sur un rapport de l’Institut de la statistique du Québec publié l’an dernier, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) dénonce l’écart de 27,2% qui existe entre la rémunération annuelle moyenne des professionnels à l’emploi de Québec comparativement à ceux à l’emploi d’Ottawa.

En chiffres, on parle d’une rémunération globale moyenne de 80 751$ pour les professionnels de l’administration québécoise, contre 102 739$ pour ceux de l’administration fédérale.

L’écart s’explique d’une part par les salaires plus élevés versés au fédéral, mais surtout par un régime de retraite et des avantages sociaux plus généreux, tels que les régimes d’assurance maladie et de soins dentaires.

La différence de la rémunération ne tient pas compte non plus du fait que les cotisations professionnelles, que doivent verser par exemple les comptables à leur ordre professionnel, sont le plus souvent remboursées par l’employeur au fédéral, alors que ce n’est pas le cas pour l’administration québécoise.

Selon le président du SPGQ,  Richard Perron, le traitement salarial supérieur accordé aux professionnels du fédéral engendre de sérieux problèmes de rétention et d’attraction de la main-d’oeuvre, particulièrement en Outaouais, où travaillent plus de 450 professionnels québécois.

«Une telle situation aura des impacts négatifs majeurs alors que Québec et Ottawa s’apprêtent à renouveler une bonne partie de leur personnel professionnel à la suite des départs massifs à la retraite des prochaines années», a-t-il déploré.

Le SPGQ compte 25 000 membres, dont  18 000 dans la fonction publique, 4000 à l'Agence du revenu du Québec et 3000 en santé, en éducation et dans les sociétés d'État.