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Après Alcoa, Alouette met un vaste projet en veilleuse

Michel Morin

Le tarif « L » d' Hydro-Québec facturé à la grande industrie pourrait aussi faire des victimes dans une autre région du Québec.

Après Alcoa qui menace de fermer ses trois usines, c'est au tour du consortium Alouette de Sept-Îles de mettre en veilleuse un projet d'expansion de 2$ milliards.

L'aluminerie Alouette est non seulement la plus importante aluminerie du Québec, mais c'est aussi la plus importante des deux Amériques.

On l'a vu au cours des derniers jours. Alcoa refuse maintenant le tarif « L » d'Hydro-Québec de 4,4 cents le kWh et menace de fermer ses trois alumineries de Baie-Comeau, Deschambault et Bécancour.

Mais ce tarif non-compétitif d'Hydro-Québec, empêche aussi l'expansion de l'aluminerie de Sept-Îles.

Le consortium de cinq partenaires avait un projet ambitieux d'ajouter une 3ième série de cuves; de faire passer sa capacité de 600,000 tonnes à 1,000,000 tonnes, l'équivalent des trois alumineries d'Alcoa.

Nous avons rejoint son président à l'extérieur du pays. Selon son président André Martel, Alouette n'aurait pas nécessairement besoin que le prix de l'aluminium remonte à 3,000$ la tonne pour aller de l'avant avec son projet.

Mais lui aussi comme Alcoa il n'arrive pas renégocier le tarif « L » qu'il a signé et qui entrera en vigueur en 2017. Sans contrats à partage de risques lié au prix de l'aluminium pas question d'aller de l'avant.

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