/regional/centreduquebec

Faits par les jeunes et pour les jeunes

Josée Cloutier

Offrir des paniers de Noël à 140 familles dont l'un des enfants fréquente une école de la CSRS, c'est l'objectif que s'étaient fixés les organisateurs de la grande distribution annuelle des paniers de la CSRS.

Entre le 25 novembre et le 12 décembre, plus de 25 écoles associées au projet ont recueilli des denrées à l'intérieur de leurs murs. Deux journées, les 17 et 18 décembre, ont été retenues pour la confection et la distribution. Plus de 250 élèves, enseignants, membres du personnel et parents bénévoles ont été mobilisés.

«Vous bâtissez un panier pour une famille. Dites-vous que ça pourrait être votre famille», a tenu à rappeler aux élèves participants, Patrice Guay, animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire.

«Prendre conscience de l'ampleur des besoins, véhiculer des valeurs de partage et d'engagement ne sont que quelques-uns des objectifs poursuivis par ce projet, explique Mary-Lou Butterfield aussi animatrice de vie spirituelle. Il s'agit de paniers faits par les jeunes et pour les élèves de nos écoles.»

Si pour certains élèves, il s'agissait d'un premier contact avec la pauvreté, certains des élèves choisis comme bénévoles ont déjà eu à composer avec pareille situation. C'est le cas de David Latulippe, 16 ans, pour qui le plaisir est aujourd'hui de pouvoir donner à son tour.

«Lorsque j'étais plus jeune, notre famille a reçu des paniers de Noël. C'était comme un cadeau que l'on déballait ! Je comprends et c'est pour cela que je veux donner aux autres familles.»

«La pauvreté d'aujourd'hui n'est pas celle d'il y a 10 ans. Ce n'est pas uniquement le manque de nourriture. On voit beaucoup d'endettement. La pauvreté a plusieurs visages», a tenu à rappeler Mary-Lou Butterfield qui se disait on ne peut plus fière du travail des élèves qu'elle côtoie au quotidien.

Plusieurs des familles ciblées ont en moyenne trois ou même quatre enfants. Le petit Ulysse pouvait s'imaginer à quel point il est important de pouvoir manger à sa faim.

«Admettons que c'est une famille de six, il y a deux parents et quatre enfants qui ont besoin de manger. Ça prend beaucoup de nourriture, sinon cela ne va pas durer longtemps!»

Tout juste avant de prendre la route aux côtés d'adultes pour effectuer la livraison d'une dizaine de boites de denrées, Ulysse nous a dit :

«J'espère qu'ils seront contents.»