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Hausse des tarifs d'électricité?

Michel Morin

On apprenait hier, en exclusivité, que le gouvernement Marois a prolongé d'une année l'offre faite aux compagnies forestières d'augmenter de 300 mégawatts leur capacité de production d'électricité, et ce, même si Hydro-Québec se trouve en situation de surplus d'énergie. Les réactions ont été nombreuses aujourd'hui suite à ce reportage.

Pour Nicholas Mainville, porte-parole de Greenpeace, «c'est clairement une subvention à peine cachée à l'industrie forestière. C'est un cadeau de Noël».

L'usine des Produits Forestiers Résolu a été remise en marche grâce à un projet d'usine de cogénération qui va produire de l'électricité et de la vapeur. Mais cela n'impressionne pas les écologistes.

«Brûler du bois pour faire de l'électricité c'est inefficace. Ça prend d'énormes quantités de bois et en plus on va libérer toutes sortes de polluants, et évidemment, des gaz à effets de serre. Donc, on vient d'empirer le bilan environnemental d'Hydro-Québec» pense le porte-parole de Greenpeace.

Depuis deux ans, à travers le Québec, ce sont neuf usines de production d'électricité qui ont vu le jour. Des usines qui sont la propriété de papetières. Le tiers du programme d'électricité, soit 116 sur 300 mégawatts reste à être complété, et ce, à un coût plus élevé que l'éolien ou les mini-centrales.

Les libéraux ainsi que les péquistes ont décliné toute entrevue.

Mais pour la Coalition svenir Québec, ce dernier décret du gouvernement Marois est de trop. Pour la CAQ, ce sont les consommateurs qui vont payer la note, à même leur facture d'électricité. C'est ce que pense François Bonnardel, porte-parole de la CAQ en matière de ressources naturelles. «Il y a un coût relié à ces décisions électoralistes et ce coût, c'est l'augmentation des tarifs d'électricité.»

«À ma connaissance, Hydro-Québec c'est pas une succursale d'Investissement Québec. Il y a surement d'autres moyens pour être capable de supporter nos entreprises en région» ajoute François Bonnardel.

Cette exclusivité, révélée hier par notre Bureau d'enquête, semble être un dossier rare, puisqu'une gauche écologiste semble rejoindre la droite économique.

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