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Le projet de loi 52 près de l'adoption

Louis Gagné

Les patients québécois en fin de vie pourraient se prévaloir de l'aide médicale à mourir dès l'hiver prochain.

La ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, a annoncé jeudi que la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 52 sur les soins de fin de vie avait terminé ses travaux.

Elle a ajouté que les députés pourraient passer à l'étape de l'adoption finale du texte de loi dès la reprise des travaux parlementaires, le 11 février prochain.

Si tout va bien, les premiers soins de fin de vie, tels que l'aide médicale à mourir ou la sédation palliative continue, pourraient être administrés un an après la sanction de la loi, soit en février 2015.

«Il y a des choses à faire, il y a de la formation à donner, bien sûr, mais je dois vous dire que la machine est vraiment active, autant ici qu'au Collège des médecins, pour vraiment produire tout ça le plus rapidement possible, a-t-elle indiqué. Et j'ai tout à fait espoir que, dans un an, ça va pouvoir être en vigueur et une réalité.»

Le projet de loi 52 prévoit la création d'une commission sur les soins de fin de vie ainsi que l'élaboration d'un formulaire de directive médicale anticipée. De plus, chaque établissement de santé devra avoir une politique sur les soins de vie.

Mme Hivon a indiqué que «les principes, la philosophie et les valeurs mises de l'avant» par le texte de loi original étaient demeurés intacts. Seuls quelques termes et concepts ont dû être clarifiés afin d'éviter toute mauvaise interprétation.

«Ce projet de loi là demeure le grand projet de loi qui va présenter une avancée significative, s'il est adopté, en permettant aux gens, d'une part, d'avoir accès aux soins de fin de vie et aussi, dans les cas exceptionnels de souffrance exceptionnelle, d'avoir accès à ce soin nouveau qu'est l'aide médicale à mourir».

«Ce projet de loi là va présenter une avancée significative, a fait valoir la ministre. Il va permettre aux gens, pour qui il n'y a pas de réponse en fin de vie, qui le souhaitent, qui le demandent de manière répétée dans le cadre qui est prévu dans le projet de loi, d'avoir accès à cette réponse faite de compassion et d'une plus grande humanité pour les gens qui sont concernés par cette détresse et ces grandes souffrances en fin de vie.»