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600 personnes disent non

Daniel Deslauriers

Environ 600 personnes décidées coûte que coûte à tenir tête à Hydro-Québec qui veut implanter une ligne électrique à 120 kV ont participé samedi après-midi à la grande Marche du respect dans les rues de Saint-Adolphe-d'Howard, dans les Laurentides.

Parmi ces manifestants venus de Saint-Adolphe-d'Howard, Sainte-Adèle, plusieurs villages environnants et même de Montréal, il y avait des gens connus, notamment les membres du conseil municipal local, le député d'Argenteuil, Roland Richer, le maire de Wentworth-Nord, André Genest, l'ex-premier ministre du Québec et conjoint de Lisette Lapointe, Jacques Parizeau, et le comédien et auteur Claude Meunier qui a supporté ce projet depuis le début.

Non aux pylônes

La marche a débuté un peu après 14 heures, par un temps d'hiver parfait, dans la bonne humeur et au son des tambours. Le cortège s'est arrêté, après un peu plus d'une demi-heure, aux abords du lac St-Joseph. Les participants ont dessiné un «Non» sur un fond de pylône grandeur nature qui donne une bonne idée de la hauteur de ces pylônes qu'Hydro-Québec veut implanter dans le paysage laurentien.

Négociations ardues

La mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe, reconnaît que les négociations avec la société d'État ont peu bougé depuis le début.

«Notre cause est juste. En 2014 encore, ce n'est pas vrai qu'Hydro-Québec peut détruire des paysages et la qualité de vie des gens de cette façon», a-t-elle dit. Mme Lapointe estime que le compromis soumis par la municipalité, grâce à l'expertise de l'ingénieur Jean-Claude Deslauriers, est le bon.

Elle ne comprend pas non plus que la société d'État ait abandonné la construction du poste de Saint-Adolphe-d'Howard, ce qui aurait permis d'éliminer la construction de cette nouvelle ligne électrique.

La municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard rencontrera, lundi prochain, les hautes autorités d'Hydro-Québec. Une autre rencontre est prévue plus tard avec les membres du cabinet du ministère de l'Environnement.

Le comédien Claude Meunier a réitéré, de son côté, son attachement à cette municipalité. Il a invité les citoyens à poursuivre le combat. «Contrairement à ce que bien des gens pensent, le dossier est loin d'être réglé et il faut continuer à se mobiliser», a-t-il déclaré.

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