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Des travaux du CHUS et de l'UdeS rayonnent partout dans le monde!

Josée Cloutier

Le prestigieux National Geographic s'est intéressé aux travaux d'un informaticien de l'Université de Sherbrooke et d'un neurochirurgien du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

Ce sont des outils d'imagerie médicale conçus et testés par les Sherbrookois lors d'interventions chirurgicales au cerveau qui font l'objet d'un reportage dans le magazine. «Nous espérons être les premiers à marquer le coup du côté clinique», se permet aujourd'hui d'espérer le chercheur et professeur au département d'informatique à l'Université de Sherbrooke, Maxime Descoteaux.

L'enseignant et son équipe ont développé une imagerie qui offre une cartographie précise du cerveau.«Mon travail, c'est d'enlever la tumeur sans abîmer l'état des connexions encore fonctionnelles. Ces images nous permettront d'être beaucoup plus précis lorsqu'on va essayer de limiter l'étendue de la tumeur qu'on va enlever», explique le neurochirurgien, David Fortin.

David Fortin, neurochirurgien, CHUS (TVA Nouvelles)

Lorsqu'une tumeur infiltre le cerveau, la chirurgie pour la retirer est complexe et risquée. Lorsque nous réalisons une chirurgie, nous sommes capables, du point de vue macroscopique, de distinguer le tissu tumoral. Mais nous ne pouvons voir s'il y a des fibres cérébrales fonctionnelles qui passent à travers la tumeur».

C'est ici que les travaux du professeur en informatique Maxime Descoteau s'avèrent utiles. «Avant, nous n'avions pas cette résolution pour voir le chemin en soi. Lorsqu'il y a une injure au cerveau, comme une tumeur ou une maladie dégénérative, on peut maintenant mieux voir ce qui se passe», ajoute le professeur.

(TVA Nouvelles)

Cet exemple de collaboration entre les facultés de l'Université de Sherbrooke rayonne aujourd'hui à travers le monde. L'équipe du National Geographic a passé une journée en salle d'opération.

Photos et vidéos attirent l'attention de la communauté scientifique. «Pour nous, ce n'est que le début. Nous sommes en train de mettre en place une super belle infrastructure de recherche qui, je pense, va être unique», ajoute le Dr Fortin.

(TVA Nouvelles)

Ces ambitions ont un coût. Une somme de 100 000$ annuellement serait nécessaire pour soutenir les équipes en place. Si la percée est prometteuse, le défi du financement reste entier. «La recherche, ça demande du temps et de l'argent!».

Pour l'heure, au babillard du neurochirurgien, on peut y lire des messages d'espoir et de reconnaissance de ceux et celles qui ont mis leurs vie entre ses mains.