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La musique dans le métro, c'est du sérieux!

Daniel Daignault

Chaque jour, si vous empruntez le métro, vous croisez sans doute des musiciens dans les corridors. Au total, ils sont plus de 200 à jouer quotidiennement dans les différentes stations.

Les noms des 50 groupes de musiciens ou musiciens solistes qui auront l'occasion de jouer dans des emplacements spéciaux à l'occasion de la troisième édition du programme «Les Étoiles du métro», ont été dévoilés lundi au Monument-National.

Ce programme, mis sur pied par la STM en collaboration avec MusiMétroMontréal, donne ainsi la chance aux usagers du métro de repérer ces musiciens étoiles puisqu'ils possèdent une bannière promotionnelle. On pourra les voir et les entendre aux stations Berri-UQAM, Place-des-Arts, Jean-Talon et McGill.

«L'idée était de mettre en valeur le talent qui se trame dans le métro lorsqu'on a mis sur pied ce programme, explique Marie Lefebvre, chef de division, mise en marché à la STM. Le bouche-à-oreille s'est fait ces dernières années et les performances des musiciens étoiles se sont améliorées. Ces musiciens qui ont été choisis ont aussi l'occasion d'être embauchés par la STM dans le cadre de plusieurs activités comme «La Nuit blanche» ou «La Féria du vélo», a ajouté Mme Lefebvre.

Auditions

«Pour Les Étoiles du métro, on a fait des auditions avec la STM et on a gardé les meilleurs, ou plutôt, ceux qui font partie des bons musiciens, a expliqué Clément Courtois, responsable des communications chez MusiMétroMontréal. Ce sont en gros des musiciens de 7 à 77 ans et la variété est énorme: il y a des musiciens qui font du folk, du rock, du classique et on a même du traditionnel baroque.» Chaque musicien choisi s'est engagé à jouer dans le métro pour un minimum de six heures durant une semaine. Leur seule rémunération est celle que les passants veulent bien leur donner pour les encourager.

Et qui sont ces musiciens du métro? Ils viennent de différents milieux, ont la plupart du temps un emploi ou sont aux études, et aiment avant tout jouer pour les usagers du métro. Steve Normandin, qui joue sous le nom de «L'accordéoniste voyageur», était présent à la conférence de presse.

«J'accompagne Clémence Desrochers sur scène depuis 1984 et j'ai notamment joué avec Marie Michèle Desrosiers, a-t-il confié. Si je joue dans le métro, c'est pour avoir la possibilité de pratiquer autrement qu'entre mes quatre murs, et ça me permet d'expérimenter des choses avec le public. Je me sers du métro comme un outil de travail, comme un laboratoire», de dire M. Normandin.

Même son de cloche de ce duo, «Les enfants terribles», formé de Marianne Bertrand et de Victor Albert.

«Je joue du violoncelle et lui est à la clarinette, dit-elle. Nous nous sommes connus à l'université de Montréal, nous sommes devenus amis et nous avons eu l'idée d'aller jouer dans le métro et ça fonctionnait bien. Nous avons passé les auditions et nous avons été choisi, ce qui nous permet d'avoir des plages horaires et des endroits bien précis pour jouer.»