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Près de 300 personnes interpellées

TVA Nouvelles

Voyez ici notre galerie photo de la manifestation

Le Service de police de la Ville de Montréal a interpellé un peu moins de 300 participants à la manifestation annuelle contre la brutalité policière, samedi après-midi, près de la station de métro Jean-Talon où les manifestants s'étaient donné rendez-vous.

Aussitôt que la manifestation s'est mise en branle, vers 15h, elle a été déclarée illégale par le SPVM, faute d'itinéraire. Un groupe de manifestants s'est alors fait encercler par les policiers sur l'avenue de Chateaubriand.

Les personnes interpellées en vertu du règlement P-6 de la Ville de Montréal (port de masque, possession d'objets contondants et dévoilement de l'itinéraire) ont été amenées une à une vers des autobus pour être identifiées avant d'être relâchées.

«Toutes ces personnes devraient se voir remettre un constat d'infraction de 637 dollars pour avoir participé à une manifestation illégale», a indiqué le sergent Laurent Gingras, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Toujours selon le bilan provisoire dressé en début de soirée cinq autres individus ont été arrêtés pour des infractions criminelles diverses. Des accusations pourraient éventuellement être portées contre eux.

(Crédit photo: Elizabeth Laplante, TVA Nouvelles)

En déclarant la manifestation illégale, les policiers ont demandé aux gens de quitter les lieux. Lorsque le premier groupe a été pris en souricière, la manifestation s'est scindée et plusieurs petits groupes ont emprunté les rues adjacentes.

La tension a alors monté, si bien que des boules de neige, des morceaux de glace et des roches ont été lancés en direction des forces de l'ordre. Un camion de Radio-Canada a été vandalisé par des manifestants. Vers 17h, le calme revenait progressivement dans le secteur, les manifestants étant pour la plupart dispersés.

En fin d'après-midi, les policiers ont rapporté qu'un homme de 22 ans a subi des blessures mineures pendant la marche. Il a été pris en charge par les ambulanciers paramédicaux. Selon les policiers, il a été blessé à une arcade sourcilière.

L'hélicoptère de la Sûreté du Québec a survolé les lieux de la manifestation, dans le but d'assister les policiers du SPVM. La SQ avait aussi des effectifs au sol pour s'assurer que tout puisse se dérouler dans le calme.

La Société de transport de Montréal a décidé de ne faire arrêter aucun train à la station de métro Jean-Talon, tant sur la ligne orange que la ligne bleue pour la durée de lamanifestation.

(Crédit photo: Joël Lemay, Agence QMI)

Un lieu de rassemblement symbolique

Les manifestants avaient choisi de se réunir au coin des rues Jean-Talon et Chateaubriand, dans le secteur de Villeray. Le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) dit avoir choisi cet endroit, car c'est là qu'un policier avait menacé d'attacher un sans-abri à un poteau lors d'une journée glaciale, en janvier.

En matinée, un mannequin à l'effigie d'un policier a été retrouvé pendu vers 7h sous le viaduc de la rue Berri, à Montréal. Un texte écrit par un auteur anonyme accompagné d'une photo de la scène a été envoyé aux médias et mis en ligne.

(Crédit photo: Gracieuseté suicideauspvm.com)

Le mannequin a été rapidement décroché par la police samedi matin, afin de ne pas entraver la circulation.

L'an dernier, la manifestation contre la brutalité policière s'était aussi terminée aussitôt qu'elle avait débuté. Déclarée illégale dès le début, faute d'itinéraire, plus de 250 arrestations avaient été effectuées, la plupart lorsque les policiers ont encerclé deux groupes de manifestants plus récalcitrants. Quatre manifestants et deux policiers avaient été blessés.

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