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Tous les coups sont permis

Hugo Bourgoin

Alors que la campagne électorale se déroule autant sur le terrain que sur Internet, tous les coups semblent permis dans l'univers du 2.0 dans le but de convaincre les citoyens de voter pour un parti... mais surtout de ne pas voter pour l'un d'eux.

Après le site liberaux.net, en 2012, qui s'était donné pour mission de répertorier «plus de 100 aberrations, scandales, tromperies et mensonges» au sujet du Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti québécois (PQ) subit cette année le même traitement.

Cette fois, c'est le site pequistes.com, intitulé «La trahison en chiffres et en aberrations», qui a été mis en ligne et qui dit répertorier «des dizaines de trahisons, reculs, tromperies et mensonges».

Parmi les cas énumérés, on retrouve notamment le «maintien de la taxe santé», la «hausse des frais de scolarité de 3%» et la «compression des programmes d'aide sociale».

Le site, qui semble en tous points identique à celui s'attaquant au PLQ, a aussi une page Facebook comptant plus de 670 adeptes.

Légal?

Questionné à ce sujet, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) considère ces sites comme étant une «initiative citoyenne» et non comme une publicité.

Le DGEQ a toutefois mis en demeure le site dossiercouillard.com qui, comme son nom l'indique, s'en prend au chef libéral, Philippe Couillard. En fait, ce n'est pas le site qui pose problème, mais bien la publicité qui en est faite.

Des affiches invitant les gens à visiter dossiercouillard.com ont entre autres été installées près des pancartes mettant en vedette le chef du PLQ.


(Gracieuseté du DGEQ)