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Saint-Adolphe envisage des moyens juridiques

Daniel Deslauriers

La bataille de Saint-Adolphe-d'Howard avec Hydro-Québec, c'est devant les tribunaux qu'elle pourrait se poursuivre.

La mairesse de cette municipalité des Laurentides, Lisette Lapointe, a annoncé samedi après-midi, lors d'un point de presse au centre récréatif, qu'une campagne de financement sera lancée pour supporter la municipalité et ses citoyens contre le géant Hydro-Québec qui semble cramponné dans ses positions avec ce futur projet de ligne à 120 kV.

Pour l'appuyer, la Chambre de commerce de Saint-Adolphe-d'Howard recueillera tous les dons au nom de la municipalité.

«Cette épée de Damoclès, c'est une atteinte à la vitalité de nos commerces», a soutenu le nouveau président de la Chambre, Alain Bouchard.

Dés pipés

«Nous sommes pris dans une espèce de jeu, de mascarade», a expliqué la mairesse Lapointe.

La dernière rencontre du comité technique régional, jeudi dernier, n'a pas donné, en effet, les résultats escomptés.

«Des 10 scénarios sur la table, Hydro-Québec en a retenu trois seulement, dont la fameuse option A, la plus dommageable pour nos paysages, qui semble encore la préférée de la société d'État», a indiqué le directeur général de la municipalité, Martial Fortin, qui siège sur ce comité.

«On veut tous sauver Saint-Adolphe, a poursuivi la porte-parole du comité aviseur, Sarah Perreault. Ce projet, c'est une atteinte à notre qualité de vie et notre environnement.»

«Il faut continuer la pression. C'est la seule façon de faire bouger les choses», a ajouté Denise Payette, qui a été sur la première ligne depuis le début.

«On a tout essayé sur le plan politique et administratif, a dit la mairesse Lapointe. Sur le plan légal, il y a au moins l'histoire du mont Kaaikop, à Sainte-Lucie-des-Laurentides, qui nous donne un peu d'espoir.»

Le député d'Argenteuil, Roland Richer, qui a supporté cette cause depuis le début, promet des résultats sous peu. «Il faut demander aux chefs de parti, en pleine campagne électorale, de prendre position dans cet épineux dossier, a poursuivi Mme Lapointe. Ce dossier n'est plus l'affaire d'une seule région.»

À la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard, on s'interroge sur le silence des autorités gouvernementales à Québec.

Aucun décret ministériel sur cette question si pointue...

Entre-temps, un sous-comité régional sur l'environnement a été formé pour étudier les impacts. D'autres comités aussi, dit-on.

«On a l'impression que les gens d'Hydro-Québec nous ont menti en mars 2013, a poursuivi Sarah Perreault. Nous voulons une révision complète du dossier.»

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