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Nouvel espoir pour la paralysie cérébrale

TVA Nouvelles

L'accès aux chambres hyperbares semble bénéfique pour les jeunes patients atteints de paralysie cérébrale, selon une étude regroupant des chercheurs de l'hôpital Sainte-Justine, ainsi que de l'Inde et de l'Angleterre.

Le petit Zack a 6 ans et il est atteint de paralysie cérébrale. Depuis l'âge de 3 ans, il a complété 120 séances en chambre hyberbare dans une clinique privée de Pincourt, en Montérégie. Achangelo, 3 ans, a lui aussi subi plusieurs traitements. Leurs parents constatent de nombreuses améliorations de leur état de santé.

«J'ai vu des améliorations physiques. Aussi, il parle beaucoup mieux», estime la mère d'Archangelo, Sonia Salera. Le père de Zack, lui, remarque que la dextérité fine de son fils a évolué.

«On augmente la pression et on fait respirer un certain pourcentage d'oxygène parfois très élevé, parfois moins. Ce que ça fait, c'est que ça inonde le corps en oxygène, en particulier les cellules cérébrales, et ça réanime celles qui n'étaient pas détruites, mais qui étaient inactives», explique le Dr Pierre Marois, physiatre à Sainte-Justine.

Privé

Mais le gouvernement refuse de rembourser les traitements d'oxygénothérapie hyperbare pour la paralysie cérébrale. Des centaines de parents doivent donc se tourner vers le privé, par exemple au Centre hyperbare de l'île.

L'établissement a été fondé par Claudine Lanoix, une mère de famille exaspérée, dont les jumeaux, qui ont aujourd'hui 20 ans, sont aux prises avec la paralysie cérébrale. Au début, elle a dû se rendre en Angleterre pour les faire traiter.

«Mon but, c'est que, finalement, le gouvernement va l'accepter comme traitement et que les parents et les enfants pourront avoir les traitements dans les hôpitaux», raconte Mme Lanoix.


(Crédit: TVA Nouvelles)

Ici, chaque scéance d'une durée de 1h30 coûte 120$. Les parents de Zack ont déjà déboursé 15 000$. On le devine, ces traitements ne sont pas accessibles à tous.

Mais cette étude sans précédent, à laquelle a participé le physiatre Pierre Marois du CHU Sainte-Justine, redonne de l'espoir. Une centaine d'enfants indiens atteints de paralysie cérébale ont été traités pendant 10 ans en chambre hyperbare.

«Ceux qui ont été traités en hyperbare ont évolué de façon trois fois plus marquée encore, trois fois plus vite. Il y a eu des changements fonctionnels majeurs et des changements qui semblent permanents chez eux», rapporte le Dr Marois.

Avec cette étude, les parents d'enfants atteints de paralysie cérébrale espèrent maintenant que le gouvernement va leur venir en aide.

Le Dr Marois est lui aussi convaincu que c'est essentiel pour bien traiter les 4000 enfants du Québec atteints de paralysie cérébrale.

«On parle de quelques millions de dollars, tout au plus. Mais quand on regarde ce que ça va sauver plus tard... On va sauver 10 fois ce qu'on avait investi», conclut-il.

- D'après un reportage de Harold Gagné