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Québec avertit l'industrie éolienne

Michel Morin

Avec les surplus d'énergie auxquels fait face le Québec, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, enverra jeudi un avertissement à l'industrie éolienne.

Selon des informations obtenues par le Journal de Montréal, le ministre va inviter l'industrie à être plus compétitive et à s'intéresser davantage aux marchés d'exportation plutôt que de compter uniquement sur le marché québécois.

On se souviendra que l'automne dernier, l'industrie qui est principalement concentrée en Gaspésie avec trois usines de tours et de pales d'éoliennes, avait pression sur le gouvernement du Québec pour qu'il aille de l'avant avec de nouveaux appels d'offres.

À défaut d'avoir développé, comme il était prévu à l'origine les marchés d'exportation, les carnets de commandes de l'industrie, principalement concentrée en Gaspésie, étaient sur le point de s'épuiser. Ce qui aurait entraîné une fermeture des usines et la mise à pied de plusieurs centaines de travailleurs.

Actuellement les achats d'énergie éolienne coûtent aux clients d'Hydro-Québec, un plus de 9 cents le kilowattheure en moyenne. À titre de comparaison le coût de construction des quatre centrales de La Romaine est évalué à un peu plus de 6 cents le kilowattheure.

Il y a quelques mois, la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec avait invité le gouvernement à mettre fin aux projets éoliens et avait qualifié de « ruineuse » pour le Québec, la politique actuelle d'achats d'énergie des parcs éoliens.

Récemment et pour la première fois, l'appel d'offres de 450 MW qui se termine le 2 septembre, a été officiellement contesté devant la Régie de l'énergie, par l'Association Québécoise des consommateurs industriels, à cause des surplus d'énergie qui termineront qu'en 2027.