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La Commission de révision de programmes: moins de 2M$

TVA Nouvelles

La Commission permanente de révision des programmes va coûter environ 2M$ au cours de sa première année de fonctionnement, soit la moitié moins du chiffre avancé par une agence de presse. Et le président du Conseil du Trésor, Matin Coiteux, insiste : aucuns nouveaux crédits budgétaires ne seront dégagés pour les travaux que mènera cette commission, puisque l’argent sera puisé à même le budget actuel du Conseil du trésor.

La Commission a pour mandat de passer au crible tous les programmes du gouvernement dans le but de recentrer l’action de l’État.  Ses travaux devront permettre au gouvernement Couillard de statuer sur l'opportunité d'éliminer certains programmes, de réduire leur portée ou de les repositionner, dans le cadre notamment de l’objectif de l’atteinte de l’équilibre budgétaire.

De passage à Argent, Martin Coiteux a réfuté le coût de 3,8M$ avancé dans un article publié lundi matin.

«Compte tenu que nous utiliserons des locaux dont nous disposons déjà, et qu’il y a du personnel déjà à l’emploi du gouvernement  qui sera réaffecté à la Commission, dans les faits ça va coûter la moitié du chiffre avancé par La Presse Canadienne», a-t-il affirmé.

Selon le ministre responsable de l'Administration gouvernementale, «ce sont vraiment peu de moyens pour réaliser un exercice qui n’a jamais été fait dans l’histoire du Québec, (que) de revoir l’ensemble des dépenses des programmes des organismes pour être sûrs qu’on en a pour notre argent et qu’on élimine une fois pour toutes le déficit budgétaire».

Le ministre n’a pas voulu préciser si le gouvernement allait supprimer des programmes sociaux, se limitant à dire que des programmes créés dans le passé sont peut-être devenus inutiles, et que d’autres pourraient peut-être atteindre leurs objectifs avec moins de fonds parce qu’ils sont mal ciblés.

«On va éliminer le déficit budgétaire, on ne veut pas mettre plus d’argent sur la dette qu’on en met dans les écoles publiques primaires et secondaires, c’est à ça qu’on veut mettre un terme», a-t-il dit.

M. Coiteux a indiqué que les membres de la Commission présidée par Lucienne Robillard travaillent en collaboration avec l’ensemble des ministères, à qui on demande des analyses et des informations. «C’est l’ensemble du gouvernement qui est mis à contribution dans cet exercice-là. C’est une mobilisation sans précédent.».

Les premières recommandations de la Commission au gouvernement devraient se refléter dans le prochain budget provincial, dont l’objectif  est de réduire les dépenses de 3,2G$.