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Les libéraux revoient le programme des gazelles

Alain Laforest

Le député libéral Saul Polo a reçu le mandat du ministre de l'Économie Jacques D'Aoust de revoir le programme des gazelles, mis de l'avant en février dernier par le gouvernement Marois dans le cadre de la Politique industrielle 2013-2017.

Au total, 521 PME ont postulé pour obtenir l'aide du gouvernement, et de ce nombre, 430 se sont préqualifiées.

Le ministère de l'Économie, accompagné d'Investissement Québec et des centres locaux de développement, en sélectionneront une cinquantaine, soit moitié moins que le nombre prévu par le gouvernement Marois.

«Ce programme va amener ces PME à devenir les leaders de demain et, les fleurons, non seulement de l'économie québécoise, mais justement nos ambassadeurs de l'économie internationale, c'est ça le défi», a souligné le député libéral de Laval-des-Rapides Saul Polo.

Depuis trois mois, il multiplie les rencontres avec les entrepreneurs pour adapter la stratégie à la sauce libérale.

Le programme donnera accès à un ensemble de services, y compris le volet financement. On va aussi leur présenter les meilleures pratiques d'affaires et leur offrir de la formation.

Les entreprises qui seront choisies doivent être en affaires depuis trois ans, avoir un effectif maximum de 200 employés et un chiffre d'affaires minimum de 2,5 millions $. Le programme initial du PQ couvrait un peu plus large, incluant les entreprises comptant jusqu'à 250 employés.

Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a estimé que le programme des gazelles n'est pas optimal, soulignant que les PME dépassant les 200 employés n'y auront pas droit.

«Pendant qu'on est train de dire à quelques entreprises: vous, "on va vous aider", on est en train de taxer les autres PME le plus lourdement au Canada», a-t-elle déploré.

Saul Polo a laissé entendre que d'autres PME pourraient recevoir le soutien du gouvernement. Son équipe planche aussi sur des critères de sélection qui permettraient d'aider plus de 50 PME dans une seconde phase.

«Il y a vraiment une stratégie globale afin d'atteindre l'objectif de créer 250 000 emplois en cinq ans, comme s'est engagé le premier ministre lors de la dernière campagne électorale», a ajouté le député.

Les modalités de cette stratégie seront connues cet automne.