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En attente de poumons, elle meurt et donne ses organes

Anne Préfontaine

L'expression «Donner au suivant» a pris tout son sens pour une famille de Magog. Les proches d'une femme qui était en attente d'une greffe de poumons et qui est décédée récemment ont choisi de donner ses organes.

«Nous étions convaincus que Carole pourrait avoir des poumons, raconte son conjoint, Guy Roy. Elle était déterminée.»

Après une attente de 2 ans et demi, Carole Bélanger a perdu son combat. Le donneur compatible ne s'est jamais présenté. La greffe de poumons n'aura jamais eu lieu. Son nom était pourtant sur la liste prioritaire. «Les probabilités étaient bonnes, mais il y a eu une dégringolade de son état de santé au cours des derniers mois», explique le mari de Mme Bélanger.

La femme de 57 ans a été plongée dans un coma artificiel pour lui assurer le plus de chance de survie.

Actuellement, 89 personnes sont en attente d'une greffe de poumons au Québec. Le temps d'attente moyen est de 2 ans.

Tableau temps d'attente + nobre de personne en attente pour une greffe de poumons (TVA Nouvelles)

Le départ de Mme Bélanger a laissé un grand vide dans la maison, mais ses proches ont trouvé un sens à son décès. Elle a fait dons de six de ses organes. «On s'est pas dit: "Au diable, on ne donnera pas la chance à quelqu'un". Carole ne l'a pas eu. On aurait pu être révolté et ne pas donner la chance aux autres. Six de ses organes, dont ses deux reins, ont été donnés», précise M. Roy.

Pose un geste

Sonia Maheux est attente d'une greffe coeur-poumons depuis 12 ans. Elle est impliquée dans la société Pose un geste pour sensibiliser les gens à l'importance de signer l'autocollant au dos de sa carte d'assurance maladie et d'en parler à leurs proches. «Sur les décès en centre hospitalier, seulement 1% font un don d'organes et de ce nombre, 33% des familles s'y opposent", explique Mme Maheux.

Sonia Maheux (TVA Nouvelles)

La famille de Carole Bélanger a créé la page Facebook: Pose ta carte. «On veut inciter les gens à signer leur carte et la montrer sur Facebook pour encourager leurs amis, leurs voisins et leurs familles à en faire autant, raconte Samuel Roy, l'un des fils de Mme Bélanger. Ses proches souhaitent que leur mouvement fasse boule de neige sur les réseaux sociaux.