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Granby, la banlieue de la banlieue de Montréal

Jean-François Desbiens

Jusqu'à 2000 unités d'habitations pourraient être construites d'ici 5 à 10 ans, et ce, uniquement sur les terres Miners à Granby.

La ville connaît une croissance démographique fulgurante depuis le milieu des années 2000. Et à en juger par les projets domiciliaires en voie de développement, cette lancée va se poursuivre.


Le Quartier de l'école prend forme le long du boulevard Pierre-Laporte à Granby. Sur un horizon de 5 ans, on vise y construire 250 unités d'habitations de tout genre; un projet de 65 millions de dollars. Situé derrière la nouvelle école primaire Eurëka, ce projet domiciliaire a comme clientèle-cible les familles.

Le Quartier de l'école n'est que l'un des quatre projets résidentiels présentement en développement sur les anciennes terres Miner. Les quatre projets réunis offrent un potentiel de 2000 nouvelles constructions.

Toutes proportions gardées, depuis 2005, la population a augmenté plus rapidement dans l'agglomération de Granby que partout ailleurs au pays... on parle d'une croissance moyenne annuelle de 8,3%.

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce phénomène, selon Daniel Touchette, arpenteur-géomètre et membre du groupe de développement Les terres Miner : «Des retraités de la grande région métropolitaine viennent se ré-établir ici. De plus en plus de gens de la Rive-Sud, en raison du coût de la vie là-bas, viennent vivre ici. La qualité de vie, la proximité avec Montreal, les grands espaces, ce sont autant d'avantages recherchés. Il est d'autant plus facile pour eux de garder leur travail à Montréal avec le service de transport d'autobus à partir de la sortie 74 à Bromont. C'est comme si on devenait la banlieue de la banlieue de Montréal.»

En l'absence du maire et du directeur général, personne n'était en mesure de nous commenter ce boom démographique et surtout, ses impacts sur les finances de la ville.