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Guérie de l'hépatite C grâce à un nouveau traitement

TVA Nouvelles

Chaque anniversaire depuis 25 ans, Nicole Bordeleau souhaitait la même chose: être guérie de son infection à l'hépatite C.

Dimanche, quand elle sera devant les chandelles de son prochain gâteau de fête, Nicole devra maintenant trouver un nouveau souhait puisqu'elle est maintenant guérie de son infection grâce à un nouveau traitement.

«Mercredi soir, j'ai reçu un appel et je suis guérie! Je fais partie des chanceux qui ont accès à ce traitement-là», de dire Nicole en remerciant le ciel.

Propriétaire d'un studio de yoga depuis 2002, elle fait du bien et répand sagesse et bien-être.

Mais il y a, tapie au creux de son corps depuis plus de 25 ans, cette petite bombe à retardement qui l'a forcée à ralentir et à se discipliner, à couper cigarette et alcool pour préserver son foie.

Le virus s'est invité à une époque lointaine quand Nicole était dépendante de la cocaïne.

Comme 350 000 personnes au pays, elle vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le risque de cirrhose ou de cancer du foie est toujours présent.

Il y a quelques années, un traitement à l'interféron a échoué.

«Ça avait été catastrophique, je ne voulais pas d'un médicament qui me rende malade et je pouvais très bien vivre grâce au yoga», ajoute celle qui avait fait une croix sur un futur traitement.

Mais il y a quatre semaines, elle a fait un nouveau pari et depuis, tout se passe bien, aucun effet secondaire.

Un traitement d'exception qui coûte une fortune, 1000$ par jour, remboursé par la RAMQ. Pendant les six premiers mois de l'année, 254 patients québécois en ont profité. Une fois par semaine, Nicole va chercher sa dose, qu'on lui remet comme des pépites d'or.