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Ressources : l’acceptabilité sociale décortiquée et analysée

TVA Nouvelles

Agence QMI

L’acceptabilité sociale des projets liés à l’exploitation des ressources naturelles sera mieux définie au terme d’une réflexion qu’amorce le gouvernement du Québec.

Prenant la parole au congrès Québec Mines, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a lancé un «grand chantier» sur l’acceptabilité sociale afin de mieux prendre en compte les attentes et les intérêts des collectivités lors de la planification et la réalisation de projets.

«Dans notre esprit, la logique est simple : quand on s’installe sur le territoire des Québécois pour en extraire les ressources, il faut le faire avec l’accord des Québécois», a déclaré M. Arcand.

Ce chantier vise les projets d’exploitation forestière, de développement énergétique, d’hydrocarbures et de mines. Sa mise en place se fera à l’intérieur des budgets existants.

«Dans les dernières années, nous avons vu trop de controverse, de braquages idéologiques, trop de recours juridiques. Il y a un prix à payer pour ces hésitations, ces reports et ces abandons de projets», a ajouté le ministre.

Selon lui, le Québec a perdu des opportunités de développement économique, sans toutefois pouvoir les chiffrer.

«On a perdu de l’argent et des emplois. Il faut se donner une méthode pour se parler, se comprendre et désamorcer les différends.»

L’industrie minière traine «parfois» un passé qui est lourd, a ajouté M. Arcand.

«Les Québécois demandent encore à être convaincus. Ce chantier sur l’acceptabilité sociale est dans votre intérêt.»

Dans un premier temps, le ministère fera un état des lieux pour obtenir un portrait des pratiques et des outils existants pour concilier les usages sur le territoire.

La réflexion portera aussi les facteurs de succès communs des projets qui ont reçu l’appui des communautés. Une fois le diagnostic établi, un exercice de consultation se mettra en branle au printemps 2015. À la fin de la même année, le gouvernement fera connaître ses orientations visant à favoriser une meilleure conciliation des usages sur le territoire public.

Avenir des mines

Même si l’économie mondiale est fragile, le ministre s’est voulu rassurant devant les membres de l’industrie sur l’avenir de ce secteur.

«Le secteur minier est un secteur cyclique. Ses difficultés ne changent rien à cette tendance de fond qui fait que tôt ou tard le secteur minier sera à l’aube d’un long cycle de croissance.»

Avec 45 000 emplois et des retombées directes et indirectes de 10G$ au PIB, le secteur minier représente un pilier important de l’économie du Québec, a-t-il rappelé.