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De la simplicité volontaire à l'extrême

Patricia Hélie

Dans une société de consommation comme la nôtre où tout va vite et où le confort et la technologie sont des priorités, un couple de Sainte-Thècle en Mauricie fait bande à part. Il a décidé de ralentir et de vivre le plus simplement du monde: sans eau, ni électricité.

(Crédit photo: Capture d'écran TVA Nouvelles)

Chaque matin, Maxime Leclerc-Gingras se rend à la source pour chercher ses réserves d'eau pour la journée.

Avec sa conjointe, il a fait le choix de la simplicité volontaire: pas d'eau courante, ni d'électricité. Le frigo est une glacière et la lumière fonctionne à l'énergie solaire. «Ça cadre avec ce que l'on veut faire et partager, a dit M. Leclerc-Gingras. On se rend compte que finalement, on n'a pas besoin de plus.»

Avant de s'installer sur les terres de l'arrière-grand-mère d'Anne-Marie Charest, le couple a connu la vie urbaine. « Moi il y a quinze ans, je faisais de la gestion de ressources humaines au centre-ville à Montréal, a constaté Anne-Marie. De me projeter quinze ans plus tard, pas d'eau, pas d'électricité, ça ne faisait pas vraiment parti de mon parcours.»

(Crédit photo: Capture d'écran TVA Nouvelles)

Ils habitent maintenant dans une toute petite maison qui n'était pas isolée. L'hiver dernier a été plutôt difficile.

«Si on partait pour la journée, a-t-elle dit, nous revenions et nos légumes étaient gelés. La nuit, il ne fallait pas laisser aller le feu sinon on se levait le matin et il faisait moins10 degrés dans la maison.»

Le couple ne se contente pas de vivre ici sans eau courante, ni électricité. Il exploite un refuge et une entreprise de traîneaux à chiens.

«On récupère des chiens de traîneau qui sont déclassés des grandes courses et on leur donne une deuxième maison jusqu'à la fin de leurs jours... on espère», a précisé Mme Charest.

Signe que malgré son mode de vie le couple a su relever le défi, leur entreprise, Manitou mushers, vient de recevoir un prix de la Chambre de commerce de Mékinac.