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Des patients aux bons soins de la musique

TVA Nouvelles

Si la musique ne peut pas guérir, elle a certainement le pouvoir d'apaiser. L'Hôtel-Dieu de Québec l'a compris et n'hésite pas à offrir de petits concerts à ses patients en fin de vie.

Toutes les deux semaines, deux musiciens se présentent à l'unité des soins palliatifs de cet hôpital, pour faire oublier un peu la maladie.

«En fait, on sait pas jusqu'où ça peut se rendre. Mais on voit l'impact que ça a sur les gens autour, et moi, j'aime penser que, dans le fond, les gens retirent quelque chose de ça», explique la Dre Anne Létourneau, qui pratique la médecine à l'unité des soins palliatifs.


(Crédit: TVA Nouvelles)

Les artistes qui s'impliquent ici, les Porteurs de musique, sont souvent des musiciens professionnels qui oeuvraient principalement en milieu carcéral avant de se tourner vers les soins palliatifs.

«Le fait que la musique puisse toucher au-delà des mots, c'est vraiment quelque chose qu'on avait peut-être sous-estimé», estime le cofondateur de Porteurs de musique, Benoît Cormier.

Un baume sur la souffrance

Leur objectif: offrir de petits concerts à des gens qui n'y ont pas accès. Le personnel et les usagers de l'unité ne voudraient plus s'en passer. «C'est apprécié beaucoup par les patients et par les familles. Ça aide à apaiser un peu les souffrances physiques et psychologiques, constate l'infirmière auxiliaire Corinne Gagnon. Ça fait changer le mal de place.»


(Crédit: TVA Nouvelles)

Les patients ont aussi droit à des prestations privées dans leur chambre, parce que tous ne peuvent pas se déplacer.

Et certains se permettent quelques demandes spéciales, «des chansons qui les ont marqués dans leur vécu». «Souvent, ça va être relié à de la chanson d'expression francophone, comme Gilles Vigneault, Félix Leclerc, tout dépendant de la génération du patient», précise M. Cormier.

«C'est sûr que ça vient chercher des émotions chez les patients, les familles, et même des fois le personnel. Ça vient nous toucher, mais c'est tellement beau», conclut l'infirmière Corinne Gagnon, au son d'une douce mélodie.

- D'après un reportage de Karine Pontbriand