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La baisse des taux d’intérêt influence les Québécois

TVA Nouvelles

Agence QMI

Les bas taux d’intérêt vont avoir une influence sur la décision des Canadiens d’acheter une maison, selon un récent sondage mené pour la Banque de Montréal (BMO).

Près de la moitié (45 %) des Canadiens planifient acheter une maison d’ici cinq ans.

Parmi ces futurs acheteurs, 16 % ont indiqué que la baisse des taux d’intérêt allait accélérer leur décision et 60 % ont dit que cela n’allait avoir aucune influence sur leur projet d’acquérir une propriété.

Au Québec, 12 % des Québécois ont indiqué qu’ils allaient accélérer l’achat d’une maison en raison de la baisse des taux d’intérêt.

Le sondage, réalisé par la firme Pollara, montre à quel point les nouveaux taux d’intérêt ont un impact sur les décisions des Canadiens.

Ainsi, 36 % estiment que la baisse des taux aura un impact positif sur leur situation financière globale, une autre portion de 36 % des répondants disent qu’ils seront plus susceptibles de payer leurs dettes actuelles, alors que seulement 13 % seront susceptibles de s’endetter davantage.

Selon l’économiste en chef Sal Guatieri de BMO Marchés des capitaux, les taux d’intérêt vont rester bas pendant un certain temps en raison de la baisse des prix du pétrole, ce qui va favoriser la vente des maisons, spécialement à Vancouver et Toronto où l’accessibilité est un problème.

L’intention d’acheter une propriété est très fort chez les plus jeunes puisque 74 % des membres de la génération X, ceux qui sont nés entre le début des années 1980 et le début des années 2000, planifient acheter une maison d’ici cinq ans, alors que 31 % ont l’intention de se procurer une propriété d’ici un an.

Le sondage révèle aussi que cette génération est la plus optimiste au sujet des bas taux d’intérêt, alors 21 % sont d’avis qu’ils vont maintenant pouvoir se permettre d’acheter une maison plus tôt.

«Puisqu’ils sont plus endettés que leurs parents lorsqu’ils ont démarré une carrière et une famille, la baisse des taux d’intérêt fournit une occasion de rembourser leur dette plus rapidement», a analysé M. Guatieri.

Le sondage a été réalisé du 23 au 26 janvier auprès de 1002 Canadiens. La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.