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Le gouvernement renonce à prolonger le gel d'embauche

Régys Caron

Le gouvernement Couillard n'entend pas prolonger le gel de l'embauche dans la fonction publique au-delà du 31 mars 2015.

Les ministères et organismes de l'État sont en voie de livrer la commande faite en avril par le gouvernement, soit de réaliser des gains de productivité de 2 % au cours de l'exercice 2014-2015 qui prendra fin le 31 mars, a signifié le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, lors d'une entrevue avec le Journal de Québec vendredi.

«Dans ce contexte-là, on avait décrété le gel de l'embauche juste pour l'année 14-15.

Comme on a fait beaucoup de travail depuis, comme on a fait des annonces en matière d'effectifs, comme on avance en révision des programmes, aussi dans nos projets de fusions d'organismes [...] Dans ce contexte-là, le gel de l'embauche n'apparaît pas aussi nécessaire qu'il l'était en avril. J'ai jugé qu'il n'était pas nécessaire de poursuivre le gel de l'embauche au-delà du 31 mars», a énoncé M. Coiteux.

Cette décision n'est pas incompatible avec la commande faite en novembre aux ministères et organismes publics de réduire leurs effectifs de 2 % en 2015-2016.

«Est-ce que j'ai besoin de leur demander de venir me voir à chaque fois qu'ils vont faire une embauche en 15-16 s'ils atteignent leurs objectifs, j'ai jugé que ce n'était pas nécessaire», a précisé l'homme de confiance du premier ministre Couillard pour le contrôle des dépenses de l'État.

À quelques semaines de la fin de l'année financière, le gouvernement est confiant d'atteindre ses cibles de dépenses, a signifié Martin Coiteux.

«On s'en va dans la bonne direction et on a confiance d'arriver où on veut arriver», a-t-il dit.

Québec prévoit terminer l'année en déficit de 2,3 milliards $.

Le gel de l'embauche cette année ne s'est pas traduit que par des mises à pied d'employés occasionnels, a plaidé Martin Coiteux.

«Il y a plus de départs à la retraite que nécessaire pour atteindre nos objectifs. Pour autant qu'on ait une bonne planification sur qui part à la retraite chaque année, les ministères et organismes sont en mesure d'avoir un plan de gestion des ressources humaines pour s'assurer de terminer l'année avec moins de personnes en livrant les services», a-t-il dit.

Québec compte réaliser des économies de 689 millions $ l'an prochain au chapitre de la rémunération.