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«Un grand jour pour le Québec» -Véronique Hivon

Louis Gagné

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Les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale ont salué à l'unanimité vendredi le jugement de la Cour suprême sur l'aide médicale à mourir.

«C'est vraiment un grand jour pour les personnes malades, pour les personnes qui sont en fin de vie, pour le Québec et pour tous les Québécois qui ont participé à [...] ce débat profondément démocratique que l'Assemblée nationale a eu le courage de mettre en place en 2009», a commenté la députée péquiste Véronique Hivon.

Peinant à contenir ses émotions, celle qui a piloté le dossier «Mourir dans la dignité» s'est réjouie que le plus haut tribunal du pays se soit inspiré de la loi québécoise sur les soins de fin de vie.

«Je pense que collectivement, le Québec a vraiment tracé la voie, et on l'a fait de la plus belle manière possible: de manière non partisane, totalement démocratique», a-t-elle dit.

La Cour suprême a statué que l'article du Code criminel qui interdit à un médecin d'aider un patient à mourir était inconstitutionnel. Elle a donné au gouvernement fédéral et à ceux des provinces douze mois pour ajuster leurs législations.

Le Québec a été précurseur

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a accueilli avec une «grande satisfaction» la décision de la Cour suprême. Il a affirmé que le Québec avait été un précurseur en légiférant sur les soins de fin de vie.

«Nous aurons assumé un leadership qui aura été maintenant reconnu dans le Canada tout entier et je suis convaincu qu'il fera école», a déclaré M. Barrette.

Le député solidaire de Mercier, Amir Khadir, a abondé dans le même sens. «C'est formidable que le Québec ait fait œuvre de pionnier, ait pris un leadership dans ce dossier-là pour surmonter les tabous, je dirais, nos vieux réflexes», a-t-il dit.

La porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de justice, Nathalie Roy, a de son côté affirmé que le jugement de la Cour suprême représentait un «grand soulagement pour l'ensemble des Québécois» puisqu'il permettra la mise en application de la loi 52 sur les soins de fin de vie adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale.