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Québec envisage de légaliser les jeux en ligne

TVA Nouvelles

Agence QMI

 

Québec envisage de légaliser l'industrie privée du jeu en ligne, afin de récupérer des centaines de millions de dollars de revenus fiscaux qui lui échappent.

Au cours d’une mêlée de presse mardi, le ministre des Finances Carlos Leitao a indiqué qu’il s’agissait d’un «domaine dans lequel il va falloir revoir les façons de faire de façon fondamentale».

Actuellement, seule Loto-Québec a l’autorisation légale d'exploiter des sites de casino ou de poker en ligne à travers son portail «espacejeux.com». Ces activités ne représentent toutefois qu'une faible proportion des activités de jeu en ligne au Québec, alors qu’on estime que jusqu’à 90% du jeu en ligne est contrôlé par des sites illégaux.

Le ministre a affirmé que des revenus échappaient à l’État et qu’«on va canaliser le jeu qui se fait par des canaux illégaux par des canaux légaux».

M. Leitao a ajouté que des discussions étaient en cours avec Loto-Québec sur le sujet.

«Il faut bien analyser (la question) et voir aussi ce que nos partenaires canadiens font», a-t-il dit.

Un rapport commandé par Raymond Bachand et déposé en novembre dernier (rapport Nadeau) insistait sur la nécessité de changer la loi pour permettre l’implantation d’un système de licences aux compagnies privées.

Mardi, Argent révélait que l’Interactive Gaming Council (IGC), qui représente les plus grosses compagnies de jeu en ligne dans le monde, s'est inscrite au registre des lobbyistes du gouvernement du Québec. L’objectif de  l’IGC est de d’obtenir la légalisation des jeux en ligne du secteur privé, «plutôt qu’être banni ou bloqué».

Selon une étude réalisée par Ipsos Reid en 2013, le marché du jeu en ligne représente 230M$ au Québec et  plus d’un milliard $ au Canada.

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