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La Bosnie pourrait-elle expliquer le comportement d'un ex-militaire?

TVA Nouvelles

Le procès en cour martiale de Hugo Paradis, accusé de mauvais entreposage d'armes à feu, s'est poursuivi mardi à la base militaire de Bagotville. L’accusé a témoigné, tout comme son psychiatre.

Hugo Paradis a expliqué qu’il aime les armes, qu’il les collectionne, qu’il aime la chasse et aussi participer à des compétitions de tir sportif.

Sur les événements qui ont mené à son arrestation en avril 2012, il a affirmé: «Je ne suis pas capable d’expliquer où j’étais.» Il a indiqué qu’il vivait au milieu de centaines de munitions, des excréments de son chien et qu’il dormait même avec son arme chargée.

Son psychiatre, le docteur Denis Rochette, a affirmé aujourd’hui que ce comportement est une conséquence de son déploiement en Bosnie, survenu une vingtaine d’années plus tôt.

Il a expliqué que Paradis avait compartimenté sa vie, qu’il était fonctionnel le jour, mais que le soir à la maison, il recréait en quelque sorte les conditions de sa mission en Bosnie.

Il a aussi indiqué qu’il y avait des cas documentés de militaires qui ont subi un traumatisme au combat, mais qui en ont subi les conséquences des années plus tard. Le diagnostic donc : stress post-traumatique.

Aujourd’hui, Paradis a effectué un retour aux études. Il aimerait devenir enquêteur. Il a une conjointe et vit une existence rangée, il prévoit même avoir un enfant.

Les 2 parties ont fait une suggestion commune à la cour martiale : une sentence de prison suspendue de 4 mois, une amende de 1000$ et une ordonnance d’interdiction de posséder des armes à feu variant de 5 à 10 ans. Le tribunal militaire rendra sa décision ce jeudi 13 heures.