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«Dégueulasse» pour la clientèle québécoise

Marc-André Gagnon

Irrespectueux, désolant, dégueulasse: le député caquiste François Bonnardel déplore avec vigueur que la Société des alcools du Québec (SAQ) refile de la piquette à sa clientèle et presse le ministre responsable, Carlos Leitao, d'intervenir.

Le député caquiste François Bonnardel (Archives Agence QMI)

«C'est un manque de respect complet envers la clientèle québécoise», a lancé d'entrée de jeu le député de Granby, en réaction au reportage du Journal de Québec sur les vins de qualité douteuse vendus par la SAQ.

Selon M. Bonnardel, il est évident que le seul objectif de la société d'État est de profiter de marges bénéficiaires élevées, le tout sur le dos des consommateurs québécois, qui achètent de plus en plus de vin.

Soulignons que le ministre des Finances, Carlos Leitao, de son côté, a refusé de commenter le reportage du Journal de Québec. «Le ministre n'accordera pas d'entrevue sur ce sujet», a indiqué son attachée de presse, Andrée-Lyne Hallé.

«Je ne peux pas croire que le ministre va rester silencieux, se désole le leader parlementaire du parti de François Legault. Pour moi, c'est un scandale de voir ça. [...] Ça urge! Que le ministre se mette le nez dans les affaires de la SAQ et qu'il questionne la direction.»

Absurde et indécent

Déjà que les vins abordables se font de plus en plus rares, M. Bonnardel n'arrive pas à croire que la SAQ en soit rendue à vendre des vins de qualité moindre à 15 $ la bouteille.

Selon le député de Granby, en plus du ministre Leitao, le PDG de la SAQ, Alain Brunet, et même le président du conseil d'administration de la société d'État, Sylvain Simard, devraient eux aussi sortir sur la place publique pour expliquer cette situation.

«Comment Sylvain Simard peut accepter, aujourd'hui, que la SAQ vende des produits de sous gamme, des produits qui sont l'équivalent de ce qu'on retrouve dans les dépanneurs. On trompe les Québécois avec des produits qui ne seraient même pas dignes d'être sur les tablettes en France ou en Italie. C'est absurde. Indécent.»

Par souci de transparence, croit M. Bonnardel, la SAQ devrait à tout le moins faire en sorte que les bouteilles de «piquette» équivalentes à certains vins de dépanneur soient étiquetées de façon à ce que le client sache exactement ce qu'il achète, plutôt que d'essayer de lui faire croire qu'il s'agit d'un produit de qualité.