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Québec s'attaque au jeu en ligne illégal

Pierre Couture

Le gouvernement Couillard va faire la vie dure aux sites illégaux de jeux en ligne qui font perdre une fortune à Loto-Québec.

Une modification législative bientôt proposée forcera les fournisseurs de services internet comme Bell et Vidéotron à bloquer l'accès à ces sites illégaux au Québec, selon des mesures contenues dans le budget Leitao, déposé jeudi.

Plus de 2000 sites illégaux de jeux de hasard et d'argent en ligne sont actuellement accessibles en sol québécois.

Pour devenir légaux, ces sites de jeux en ligne gérés par des opérateurs privés devront conclure au préalable une entente avec la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ).

Par exemple, la société montréalaise Amaya qui possède plusieurs populaires sites de jeux en ligne comme Poker Star et Full Tilt Poker pourrait devenir un fournisseur exclusif pour Loto-Québec sur son site Espacejeux.com.

Avec ces mesures, le gouvernement Couillard espère récupérer 13,5 millions $ l'an prochain et 27 millions $ supplémentaires pour les années successives.

Perte de 200 millions $

La multiplication des sites illégaux de jeux de hasard et d'argent en ligne au Québec a fait perdre l'an dernier plus de 200 millions $ de revenus à Loto-Québec.

Ce marché génère des revenus de 250 millions $ par année au Québec.

Après quatre années d'activité, le site de la société d'État (Espacejeux.com) semble incapable de canaliser l'offre de jeux illégale au Québec.

Espacejeux ne détient que seulement 10 % des parts de marché (excluant les loteries en ligne) des jeux de hasard et d'argent en ligne dans la province.

L'an dernier, un groupe de travail mandaté par Québec avait recommandé des mesures musclées afin de contrer le jeu en ligne illégal.