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Coupures dans les services aux étudiants

TVA Nouvelles

Les quatre cégeps de la région sont inquiets.

Le dernier budget provincial leur amène des compressions additionnelles de 2,9 millions de dollars. Les directions sont persuadées que cette fois, il sera impossible de ne pas toucher aux services aux étudiants.

Depuis quatre ans, cela porte à dix millions les compressions imposées aux quatre cégeps du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« On ne veut pas mettre en doute l'orientation gouvernementale visant l'équilibre budgétaire », prévient le directeur général du Cégep de Saint-Félicien, Louis Lefebvre. «Ce n'est pas vrai de dire qu'on peut imposer, année après année, des compressions dans les cégeps sans qu'il y ait des impacts sur les services aux étudiants. »

C'est le septième exercice de coupures dans les collèges. Les directions devront fouiller les fonds de tiroirs.

« Au Cégep de Jonquière, on faisait le ménage des bureaux tous les deux semaines. On va les faire au mois », explique la dg, Guylaine Proulx. « On a décrété que pour les deux prochaines années, il n'y aurait pas de travaux de peinture. On essaie d'éloigner, le plus possible, les compressions de la classe. »

À Saint-Félicien, on réfléchit: « Est-ce qu'on va maintenir un centre de documentation en soirée? On se pose la question », calcule M. Lefebvre.

« Il est clair qu'au Collège d'Alma, on se retrouve dans une situation qui est extrêmement complexe. Je pense qu'on commence à être rendus au bout du rouleau », évalue Normand Poniewiera, directeur des études au Collège d'Alma, où le déficit accumulé atteint 1,7 million.

La marge de manoeuvre est réduite. Les cégeps ont des dépenses incompressibles, comme les salaires. Dans la région, la compression est double cette année. La baisse de 11% des demandes d'admission a amené des allocations budgétaires réduites.

« Il n'y en a pas de surplus dans l'administration des collèges. On est au minimum », estime Denyse Blanchet du Cégep de Chicoutimi.

Des partages de services comme en informatique entre Chicoutimi et Alma sont discutés, mais pas question de regroupements de programmes. Encore moins de fusions administratives.

Les choix de coupures devraient se faire dans les prochaines semaines.