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Les médecins veulent des règles claires

TVA Nouvelles

Le Collège des médecins demande au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de clarifier les règles sur les frais qui peuvent être facturés aux patients.

La situation serait si floue que des médecins menacent de ne plus offrir certains services.

«Tout est mêlé dans ce dossier-là! Les gens ne comprennent pas pourquoi ils paient, à quoi ça correspond», fait savoir le président du Collège des médecins du Québec, le Dr Charles Bernard.

L'entente sur les frais accessoires a été négociée au début des années 1970 par le gouvernement et les fédérations médicales.

«Il y a 45 ans, tout ce qu'on incluait là-dedans, c'était des médicaments et des pansements», ajoute le Dr Bernard.

Face à cette confusion sur les frais médicaux, la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles a invité ses patients à dénoncer la surfacturation et la dénoncer sur son site internet. Près de 550 personnes l'ont déjà fait.

Les plaintes et demandes d'information augmentent d'ailleurs sans cesse au Collège des médecins. Elles sont passées de 83 en 2012-2013 à 147 en 2014-2015.

Les médecins demandent donc au ministre Barrette d'intervenir rapidement, d'autant plus que lui-même reprochait à ses prédécesseurs à la Santé de ne pas clarifier la situation quand il était président de la Fédération des médecins spécialistes.

À compter du 7 juillet, les médecins qui imposent des frais devront fournir des factures détaillées aux patients.

Selon le Collège des médecins, si le ministre Barrette ne prend pas position rapidement, certaines cliniques pourraient cesser d'offrir des services facturés aux patients.

«Le "backlash", pour parler en français, va revenir dans les hôpitaux, ou ils vont être obligés d'aller carrément dans ce qu'on appelle le privé privé, c'est-à-dire payer pleinement... Ce n'est pas notre souhait du tout», indique le Dr Charles Bernard.

Gaétan Barrette promet d'agir, mais demeure vague sur ses véritables intentions.

«Est-ce que le public, ceux qui nous écoutent, veut qu'on ramène tout dans le système public? Ou bien la population préfère qu'il y ait aussi la possibilité d'avoir des activités extra régime public, chargées aux patients?»