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Les liens d'un conseiller du gouvernement fédéral inquiètent

TVA Nouvelles

Un conseiller du gouvernement fédéral pour les questions qui touchent la communauté musulmane et le terrorisme a été en relation avec des organisations islamistes, ce qui soulève de graves questions, a appris TVA Nouvelles.

Hussein Hamdani, avocat, militant musulman autoproclamé modéré, siège depuis 2005 sur la Table ronde transculturelle sur la sécurité, un organisme qui conseille Ottawa, notamment sur les dossiers de terrorisme.

«Le genre de personnes sur lesquelles nous pouvons compter pour recevoir des conseils et des points de vue éclairés», disait récemment le ministre de la Justice du Canada, devant un comité sénatorial.

Hamdani a commencé à militer dès l'université dans la Muslim Student Association, fondée par les Frères musulmans.

Dans un guide destiné aux militants de la MSA, Hussein Hamdani écrit, en 1996, que les sections de la MSA doivent «islamiser» la politique de leurs campus respectifs. C'est le devoir de la MSA de ramener la moralité sur les campus. Par exemple, les mariages du même sexe devraient être déclarés immoraux.

Pour Marc Lebuis de l'organisme Point de bascule, le but du guide est clair.

«Comment les associations étudiantes musulmanes des différentes universités doivent s'organiser, se structurer pour "islamiser" les campus universitaires», dit-il.

Malgré ses positions controversées, Hamdani est devenu conseiller d'Ottawa en matière de sécurité, ce qui ne l'empêche pas d'entretenir des liens troubles.

En 2003, la INYA, qu'il dirige, lance la Revifing the Islamic Spirit, la plus importante convention islamique au Canada avec le financement de la "World's Assemble of Musim Youth".

En 2012, le Canada a retiré le statut d'organisme charitable à la branche canadienne de cette organisation saoudienne parce qu'elle avait financé Al-Qaida.

L'avocat et militant est aussi proche de la Muslim Association of Canada, qui a soutenu ouvertement le Hamas, proche des Frères musulmans. Quels sont les réels intérêts de celui qui prétend militer pour empêcher les jeunes musulmans de se joindre à l'État islamique? La question reste, pour l'instant, sans réponse.

Réaction du gouvernement

Le bureau du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile a tenu à réagir en soirée.

«Ces allégations sont très troublantes. L'appartenance de cet individu à la table ronde transculturelle sur la sécurité nationale a été suspendu immédiatement en attendant le résultat de l'enquête. Bien que les questions autour des liens de cet individu avec l'islamisme radical ont circulées depuis quelques temps, il était escompté qu'il pourrait avoir une influence positive dans la promotion des valeurs canadiennes au sein de la communauté musulmane. Il est maintenant clair que cela n'a peut être pas été le cas», a affirmé un porte-parole du ministre Steven Blaney.