/news/world

Plus de 80% des produits ne passent pas le test

TVA Nouvelles

Plus de 80% des écrans solaires ne rempliraient pas leurs promesses ou pourraient même être dangereux pour la santé, selon une récente étude américaine.

Environmental Working Group (EWG), un organisme dédié à la protection de la santé humaine et de l'environnement, a analysé 1700 produits de protection solaire disponibles aux États-Unis et au Canada.

EWG a constaté que même des produits pour bébés pouvaient contenir des ingrédients chimiques connus pour leur effet nocif et irritant pour la peau.

Parmi les pires écrans solaires, on retrouve ceux mis en marché par Neutrogena, car ils renferment pour la plupart de l'oxybenzone, un perturbateur endocrinien. Un tiers des produits de protection solaire de cette marque contient aussi du rétinol palmitate, une forme de vitamine A qui serait instable au soleil et augmenterait les risques de dommages pour la peau.

Par ailleurs, l'écran solaire Neutrogena pour bébés renferme un agent de conservation appelé méthylisothiazolinone, qui est déconseillé dans la composition des produits d'hygiène personnelle et les cosmétiques.

La compagnie propose également des crèmes dont le facteur de protection solaire (FPS) est supérieur à 70, alors que les études démontrent qu'au-delà d'un FPS de 50, les impacts en termes d'efficacité sont minimes.

Ces FPS élevés peuvent aussi créer un faux sentiment de sécurité chez les utilisateurs, les incitant à croire qu'ils peuvent s'exposer au soleil plus longtemps et réappliquer la crème moins souvent.

Plusieurs produits de Banana Boat et de Coppertone sont aussi déconseillés par l'organisme.

EWG estime que plus de la moitié des produits vendus en Amérique du Nord ne pourraient pas se retrouver sur les tablettes en Europe, où la règlementation est beaucoup plus sévère.

EWG a aussi constaté que les écrans solaires en aérosol sont moins efficaces et potentiellement dangereux.

«Si on utilise un aérosol, on est plus susceptible de respirer des produits chimiques qui pénètrent profondément dans les poumons, qui causent des irritations et entrent dans la circulation sanguine», lit-on dans le rapport de l'organisme. Ces aérosols ne devraient être utilisés que dans des lieux bien aérés, recommande Santé Canada.