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Une intervention du ministère demandée par la CAQ

Yves Poirier

Un autre possible cas d'école juive hassidique illégale à Montréal révélé par TVA Nouvelles a rebondi à l'Assemblée nationale alors que la CAQ a réclamé au ministre de l'Éducation d'intervenir rapidement pour que les enfants fréquentant ce lieu obtiennent la formation à laquelle ils ont droit.

(Yves Poirier, TVA Nouvelles)

C'est un citoyen de Montréal, Pierre Lacerte, qui circulait dans le secteur qui a remarqué pour la première fois l'an dernier, par hasard, la présence d'enfants dans un bâtiment commercial du 6355, avenue du Parc. Selon lui, une vingtaine d'enfants sont montés à bord d'autobus scolaires.

«Au niveau de l'éducation, ces enfants-là ne reçoivent pas une éducation normale, une éducation qui est obligatoire au Québec. Et puis, il y a aussi une question de sécurité», explique le citoyen.

Après vérification auprès du ministère de l'Éducation, on indique que «cet établissement ne détient pas de permis du Ministère. Un signalement a été reçu à cet effet le 23 mai 2015 et le Ministère donnera le suivi approprié dans les meilleurs délais, selon la procédure établie.»

(Yves Poirier, TVA Nouvelles)

Par ailleurs, selon les vérifications effectuées par le ministère de la Famille, le service de garde situé au 6355, avenue du Parc à Montréal n'est pas connu par le Ministère.

«Le Ministère procèdera à l'enregistrement d'une plainte afin de valider que l'offre de services de garde est conforme à la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance. Toute personne qui désire fournir des services de garde en installation à plus de six enfants doit être titulaire d'un permis de garderie.»

Un porte-parole de cette communauté juive hassidique qui se trouve à New York a retourné notre appel. «It's a religious school. We give a religious education for the kids», a-t-il commenté à TVA Nouvelles.

C'est une école ou on y fait de l'enseignement religieux, dit-il. Il dit, par ailleurs, être en attente d'un permis pour ouvrir une garderie en décembre. L'affaire a rebondi à l'Assemblée nationale.

«Monsieur le ministre, comment pouvez-vous tolérer que des enfants reçoivent de l'enseignement religieux illégal, plutôt que d'être assis sur des bancs d'école comme tous les autres enfants québécois?» a demandé en chambre Nathalie Roy, députée de la CAQ de Montarville.

«Ce sont des écoles pour lesquelles il faut une intervention du Ministère, une vérification. Et quand c'est le cas, quand c'est bien révélé comme tel, il faut sortir les enfants de là et trouver une autre solution parce que ma collègue a tout à fait raison, c'est inacceptable», a répondu le ministre de l'Éducation, François Blais.