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Des activistes en guerre contre les actes de naissance

TVA Nouvelles

Des activistes transgenres et intersexués en Colombie-Britannique ont réclamé qu'on n'identifie plus le sexe des nouveau-nés dans les actes de naissance, a rapporté CTV News.

Selon ces derniers, l'acte de naissance au pays est discriminatoire, parce qu'il assigne légalement un genre à la naissance.

Le groupe a déposé une plainte devant le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique, qui a accepté d'entente la requête.

Selon les plaignants, le fait d'assigner un genre dès la naissance a des répercussions sur les enfants intersexués et ceux qui ne se conforment pas à la norme des genres masculin et féminin.

La Société transalliance, qui est au nombre des neuf plaignants, a expliqué sa décision de porter l'affaire devant le tribunal en expliquant que le genre des personnes n'était pas une caractéristique fixe.

«L'acte de naissance est censé être [...] quelque chose qui ne change pas, tandis que l'identité de genre [...] est quelque chose qui peut changer chez certains individus», a déclaré à CTV News la présidente de la Société transalliance, Morgane Oger. Selon elle, environ 2,5 % des Canadiens «vivent avec ou ont le potentiel de vivre avec» la mauvaise identité de genre sur leurs documents d'identité.

Il est toutefois possible de demander un changement de mention du sexe sur son acte de naissance.

Au Québec, une personne qui a subi avec succès des traitements médicaux et des interventions chirurgicales impliquant une modification structurale des organes sexuels, et destinés à changer ses caractères sexuels apparents, peut obtenir la modification de la mention du sexe figurant sur son acte de naissance et, s'il y a lieu, de ses prénoms, lit-on sur la page web du Directeur de l'état civil.