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Le Sensorwake

Debout, ça sent bon

Argent

Courtoisie

Tout le monde a de bonnes raisons de détester le « driiiing ! » brutal d’un réveille-matin. Plusieurs ne supportent pas de se faire tirer du lit par un bruit strident. D’autres, qui ont des problèmes d’audition, n’entendent pas le son du réveil... et restent trop longtemps au lit. Comment lever l’œil de manière agréable, tout en douceur ?

Le Français Guillaume Rolland, 19 ans, affirme avoir trouvé la solution avec son invention, le Sensorwake : un réveil qui produit des odeurs — au choix — de chocolat, menthe, café, fraise, pain grillé...

Le petit appareil rectangulaire, semblable à un réveille-matin traditionnel, est pourvu d’un dispositif (breveté) de diffusion d’odeurs et d’un ventilateur. Il suffit d’y insérer une capsule parfumée, de programmer l’heure du réveil, et on peut dormir sur ses deux oreilles.

Le 30 juin dernier, Guillaume Rolland avait accumulé 200 000 $ US de précommandes sur la plateforme de sociofinancement Kickstarter, fruit d’une campagne lancée le 27 mai. 

Les premiers appareils seront livrés en novembre prochain.

Google Science Fair

Depuis un an, le jeune homme a connu un parcours fulgurant. Ce qui l’a lancé en orbite : le concours international Google Science Fair édition 2014, commandité par Google, LEGO, National Geographic, Scientific American, Virgin et plusieurs institutions d’enseignement.

Ce concours permet à des jeunes de 13 à 18 ans de présenter gratuitement un projet scientifique ou technique, depuis 2011. Grand prix : une bourse d’études de 50 000 $.

Les 20 finalistes de l’édition 2015 ont été dévoilés le 4 août dernier. Le jury du concours rendra son verdict le 21 septembre prochain.

Plusieurs projets présentés cette année sont susceptibles de faire l’objet d’une commercialisation. Par exemple celui de l’Américain Tanay Tandon, 18 ans. Le titre de son projet est rebutant : « Algorithmes de vision topographique par ordinateur pour des diagnostics hématologiques et une détection des parasites rapides et peu onéreux grâce au modèle de classification des forêts aléatoires et à l'imagerie de type van Leeuwenhoek ». Il s’agit en fait d’un modèle d’intelligence artificielle qui permet d’effectuer des diagnostics sanguins et la détection de parasites grâce à un téléphone mobile.

Le projet du Français Eliott Sarrey, 14 ans, attire particulièrement l’attention des médias depuis une semaine : un robot qui permet aux jardiniers de travailler leur terrain ou leurs pots à distance, encore une fois grâce à un téléphone cellulaire.

Guillaume Rolland n’a pas remporté le premier prix au Google Science Fair en 2014, mais sa participation avait retenu l’attention. Il a remporté plusieurs prix dans des concours scientifiques ou techniques européens.