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Oatbox

Déjeuner en milieu de matinée

TVA Nouvelles

Agence QMI

Prendre un déjeuner, Marc-Antoine Bovet ne connait pas. Ce passionné de golf a l’habitude de démarrer sa journée sans manger. Ayant constaté que ses partenaires dans son entreprise Golf Avenue cassaient la croûte en plein milieu de l’avant-midi, il s’est dit qu’il y avait probablement des milliers de travailleurs québécois dans cette situation. Comment leur offrir un déjeuner tardif là où ils se trouvent ?

De l’idée à l’occasion d’affaires, il n’y avait qu’un pas à franchir pour Marc-Antoine Bovet, ce fils d’entrepreneur (le propriétaire de BONE Structure) et petit-fils du fondateur des magasins Bovet, spécialisé dans les vêtements pour hommes.

Oatbox s’est donc mise à germer. « On avait un programmeur, un designer, un gestionnaire des finances et un gestionnaire des opérations. Nous étions complémentaires », raconte le cofondateur Marc-Antoine Bovet.

Une entreprise en ligne

Pendant six mois, les quatre comparses ont imaginé un concept de déjeuner qui rejoindrait les travailleurs affamés sur leur lieu de travail.

Les céréales granola se sont imposées. Le produit choisi est finalement devenu la marque de commerce de l’entreprise, Oatbox, lancée en novembre 2014.

« On voulait que l’abonnement aux produits se fasse par internet et que ce soit livrable au travail, pour être consommé lorsque les gens ont faim, explique le jeune entrepreneur. « On a pensé à offrir en prime un pot pour manger les céréales. On a imaginé des saveurs nouvelles chaque mois. Le client peut s’y abonner sur le web, payer par le web et y mettre fin à sa guise, toujours sur le web. »

Bien de son époque, Marc-Antoine Bovet, s’est aussi servi des réseaux sociaux pour promouvoir sa nouvelle entreprise et la faire croître.

Un budget a été dédié pour cibler les visiteurs de la page Facebook d’Oatbox et pour géolocaliser la clientèle. L’équipe alimente un blogue et met de gros efforts sur la qualité de l’image.

Succès instantané

« Dans le temps de le dire, nous avons atteint 2 000 abonnés », dit Marc-Antoine Bovet.

Il fallait alors produire les céréales et les livrer sur les lieux de travail et à domicile, pour répondre à la clientèle en attente d’une première livraison.

Un local a été loué dans une boulangerie. Une directrice cuisinière, Julie Zyromski, confectionne des recettes chaque mois, avec les saveurs de la saison.

« Pour l’instant le modèle d’affaires fonctionne et les gens restent abonnés. Nous profitons de la flexibilité de vendre directement en ligne. Cela nous aide à déterminer les quantités à produire par mois. On n’a pas à se battre pour être sur les tablettes et à investir là-dedans », se félicite Marc-Antoine Bovet.

Ce succès lui permet de choisir des aliments québécois et de rêver grand : « Dans un an, on vise 40 000 abonnés. Dans cinq ans, on voudrait livrer partout en Amérique du Nord. On va lever du financement pour investir dans la croissance. On se cherche un investisseur stratégique. »

Profil de l’entreprise

  • Oatbox
  • Domaine d’affaires : préparation et vente de céréales pour déjeuner
  • Actionnaires : Marc-Antoine Bovet, Pierre-Luc Laparé, Jean-François Kabbani, Laurent Laferrière
  • Nombre d’employés : 3
  • Site web : oatbox.com

Trois questions à Marc-Antoine Bovet

Quel est votre meilleur coup ?

Avoir créé une image de marque qui accroche les consommateurs et qui leur donne envie de faire partie de la famille Oatbox.

Quel est votre pire coup ?

Durant la période des Fêtes, l’an dernier, nous avions vendu plus que prévu et nous étions en rupture de stock pour nos petits pots. Ce fut un Noël pas reposant du tout !

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur ?

Entourez-vous bien. N’ayez pas peur d’aller cogner à la porte des personnes que vous voulez rencontrer.