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Aide à leurs enfants

20% des parents retardent la retraite

TVA Nouvelles

Les deux tiers (66 %) des parents qui aident leurs enfants financièrement au-delà de 18 ans et après leurs études sont obligés de se serrer la ceinture pour y parvenir, selon un sondage commandé par la Banque CIBC.

Vingt pour-cent des répondants disent même qu’ils ont dû retarder leur départ à la retraite.

D’après cette enquête d’opinion réalisée par le Forum Angus Reid, 23 % des parents concernés versent plus 500 $ par mois.

Ce coup de pouce se matérialise pour 71 % des personnes interrogées par le fait d’offrir le gîte et le couvert à leurs enfants, de les aider à payer leur épicerie ou leurs dépenses au quotidien (47 $). Certains paient la facture de téléphone cellulaire (35 %), les dépenses liées au transport automobile (23 %) ou tout ou partie du loyer (17 %).

Mais aider ses enfants adultes entraîne souvent des difficultés à faire des économies personnelles (47 %) ou à faire des voyages ou des dépenses pour se faire plaisir (44 %).

«Le fait de vivre temporairement chez leurs parents peut être un moyen intelligent pour les jeunes adultes d'épargner pour l'avenir ou de rembourser leur prêt étudiant», a commenté Christina Kramer, vice-présidente à la direction, Services bancaires de détail et Services bancaires aux entreprises, à la Banque CIBC. Ces coûts supplémentaires deviennent parfois un fardeau qui retarde ou compromet l'atteinte par les parents d'objectifs financiers tels que la retraite. C'est pour cela que les parents et leurs enfants doivent surveiller leur budget.»

Selon Mme Kramer, la question de l’argent doit être abordée sérieusement entre les parents et leurs enfants. «Les parents ont beau avoir la volonté d'aider leurs enfants adultes, ils n'en ont pas toujours les moyens», a-t-elle dit, soulignant qu’il est important de mettre les choses à plat dès le départ avec un conseiller financier, qui sera capable de mettre les choses en perspective en fonction des moyens de ses clients.

Toutefois, 34 % des parents sondés ont indiqué qu’aider financièrement leur fils ou leur fille n’avait aucune répercussion sur leur mode de vie ou leurs projets.