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CHSLD de l'horreur en Abitibi

«Il y a un problème et on va le régler»

TVA Nouvelles

«Ce n'est pas juste troublant, c'est scandalisant», a dit le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à la suite de la publication du rapport du Protecteur du citoyen sur les pratiques d'un centre d'hébergement en Abitibi.

Le rapport d'inspection a fait état de lacunes très importantes au niveau de la qualité des soins offerts aux résidents du Centre d'hébergement Harricana d'Amos.

Selon le rapport, des employés rembourraient les couches de ses résidents afin de les changer moins souvent.

(Crédit photo: Archives Journal de Montréal)

«Je n'ai jamais entendu, dans ma vie de médecin, une situation aussi indéfendable que celle-là. Et elle ne sera pas défendue», a expliqué le ministre Barrette en entrevue à LCN.

«Les gens qui sont là, c'est les gens qui ont bâti le Québec et ils méritent pas mal mieux que ce qu'on leur a donné», a dit Gaétan Barrette.

Problème à régler

Le ministre de la Santé a assuré que des mesures allaient être mises en place dans ce centre d'hébergement.

«Il y a un problème et on va le régler», a garanti M. Barrette. «Il n'y a rien, rien, rien d'excusable ni d'explicable autrement que par l'irresponsabilité des gens dans ce qui s'est passé là-bas», a ajouté le ministre.

Problème de gestion

«Le Protecteur du citoyen l'a bien dit, ce n'est pas un problème de ressources. C'est un problème de gestion et de comportements individuels», a réagi Gaétan Barrette.

Une meilleure gestion des suivis des ressources doit être faite pour s'assurer que des situations semblables surviennent.

«On a là clairement une situation où une personne qui est en position d'autorité ne fait pas son travail. Non seulement ce n'est pas son travail, mais elle fait le contraire», a conclu le ministre de la Santé en entrevue à LCN.

CHSLD de l'horreur

Une infirmière de l'établissement aurait déjà effectué des démarches afin de fixer un fauteuil roulant au mur pour limiter la mobilité d'une résidente.

La même infirmière aurait aussi déjà entravé les déplacements d'une résidente en installant des bâtons dans les roues d'un fauteuil roulant.

Pendant les repas, certains employés insistaient pour que les résidents aient terminé de manger à une heure précise, sinon ils leur ôtaient leur assiette en disant: «Vous n'avez plus faim».