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Pas d'aide médicale à mourir dans les maisons de soins palliatifs

TVA Nouvelles

Les 29 maisons de soins palliatifs du Québec n'appliqueront pas la nouvelle loi sur l'aide médicale à mourir en décembre parce qu'elle est contraire à leurs valeurs. Une décision qui soulève beaucoup de réactions.

«À la Maison Victor-Gadbois, nous avons choisi de ne pas offrir l'aide médicale à mourir. Parce que, nous, on est bon en soins palliatifs, et ce qu'on souhaite offrir aux gens, c'est des soins palliatifs», explique Nathalie Savard, directrice adjointe de la Maison Victor-Gadbois.

Les maisons de soins palliatifs qui sont là pour soulager et accompagner les patients et leurs familles en fin de vie craignent de semer la confusion en appliquant la loi.

«Ils ont déjà peur que, en les soulageant, qu'on mette fin à leurs jours. Il faut penser à cette partie-là de la population aussi», ajoute Mme Savard.

Ces maisons, financées en partie par le gouvernement du Québec, vont recommander les patients qui choisiront l'aide médicale à mourir ailleurs, probablement dans les hôpitaux. Les réactions sont nombreuses.

«Pour moi, ça dépasse l'entendement et ça montre que ces gens-là ont leurs intérêts philosophiques personnels avant celui des patients», affirme le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Que se passera-t-il si des médecins des maisons de soins palliatifs décident tout de même d'offrir l'aide médicale à mourir?

«Il ne pourra pas pratiquer dans les lieux parce que la maison va rester une maison de soins palliatifs»

Le mouvement pourrait s'effriter, laisse entendre la direction de la maison de soins palliatifs Albatros de Trois-Rivières.

«La Maison Albatros, comme toutes les autres maisons de soins palliatifs au Québec, reverra peut-être sa position», de dire Élise Rhéault, directrice de la Maison Albatros.

Tout est une question de conception de la vie et de la mort, autant pour les patients que les médecins.

«C'est le patient qui doit avoir préséance dans tout dans cette situation-là, et c'est le patient qui a préséance, en ce qui me concerne, là où j'ai l'autorité», conclut le ministre Barrette.