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La facturation des frais accessoires dénoncée

Régys Caron

Un collectif d'organisations de professionnels du réseau de la santé et de citoyens monte aux barricades pour s'opposer à la «surfacturation» de soins de santé dans les cliniques médicales privées.

Les hôpitaux sont engorgés de sorte que les cliniques médicales privées s'offrent en support pour absorber les surplus de patients. Sauf que la personne qui subit une colonoscopie en clinique devra payer 500 $ pour payer les médicaments, alors que le traitement est gratuit en hôpital. Une dame qui subit une hystéroscopie en clinique doit débourser 150 $.

«La carte d'assurance maladie est en train de se transformer en carte de crédit», a dénoncé lundi matin Jacques Benoît, coordonnateur de la Coalition solidarité santé, à l'occasion d'une conférence de presse.

Ces frais dits accessoires se sont multipliés au cours des dernières années de sorte que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, entend les «normaliser» et les encadrer par un amendement au projet de loi 20 qui est présentement à l'étude à l'Assemblée nationale.
«Cela vient consacrer un système à deux vitesses et c'est une attaque frontale au principe de gratuité du réseau public», a soutenu la docteure Isabelle Leblanc, présidente de l'organisation Médecins québécois pour le régime public.

L'adoption d'un tel amendement serait un pas de plus vers la privatisation du système public de santé, a ajouté Mme Leblanc.

La loi permet aux médecins en cliniques privées de facturer le «coût réel» des médicaments administrés à leurs patients. Les situations où le montant facturé dépasse de beaucoup le coût réel seraient nombreuses.