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Le PQ croit qu'on sacrifie une génération d'élèves

TVA Nouvelles

Le Parti québécois revient à la charge contre les coupes en éducation qui touchent directement les services aux élèves. Il n'hésite pas à dire qu'une génération est actuellement sacrifiée sur l'autel de l'austérité.

L'abolition de centaines de postes de professionnels dans les écoles touche plus durement les élèves les plus vulnérables, selon le Parti québécois.

«On est en train d'abattre 10 années d'efforts de diplomation dans la grande région de Montréal, et ça, c'est dramatique», déplore Maka Kotto, député de Bourget.

Les parents le disent depuis des années. Au printemps, ils lançaient le mouvement de chaînes humaines autour des écoles «Je protège mon école publique».

«En fait, vraiment cibler les enfants qui étaient plus vulnérables, plus en difficulté, avec des revenus moindres, les parents monoparentaux...», explique Ève Kirlin, porte-parole du comité de parents de la CSDM.

«On trouve ça inacceptable que nos jeunes soient sacrifiés à l'autel du Conseil du trésor et à la volonté de ce gouvernement de faire payer par les plus vulnérables leur déficit zéro», insiste le député de Rosemont, Jean-François Lisée.

Le Québec a pourtant du rattrapage à faire en matière d'éducation. Dans l'est de Montréal, par exemple, plus du tiers des jeunes atteignent l'âge de 20 ans sans aucun diplôme en poche.

«Il faut se réveiller aussi comme société. Il faut envoyer un message très clair au premier ministre et dire que c'est se tirer dans le pied sur le moyen et le long terme, de faire ce qu'ils font présentement», de dire Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean.

Mercredi, des milliers d'enseignants affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement seront en grève à Montréal, à Laval et dans l'Outaouais.

Et jeudi, comme tous les premiers du mois, des milliers de parents, d'élèves et d'enseignants formeront des chaînes humaines autour de leur école.